Collaboration: De Clerck assure ne pas avoir voulu minimiser

Le ministre de la Justice Stefaan De Clerck a indiqué lundi dans un communiqué n'avoir pas voulu "minimiser" les actes de collaboration perpétrés durant la seconde guerre mondiale, l'objectif du débat qu'il appelle de ses voeux, ne pouvant, a-t-il précisé, jamais conduire à "oublier ces faits" mais à "situer le passé à sa juste place et à l'appréhender de manière raisonnable".

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Collaboration: De Clerck assure ne pas avoir voulu minimiser
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Le ministre de la Justice Stefaan De Clerck a indiqué lundi dans un communiqué n'avoir pas voulu "minimiser" les actes de collaboration perpétrés durant la seconde guerre mondiale, l'objectif du débat qu'il appelle de ses voeux, ne pouvant, a-t-il précisé, jamais conduire à "oublier ces faits" mais à "situer le passé à sa juste place et à l'appréhender de manière raisonnable". Stefaan De Clerck avait appelé dimanche sur La Une (RTBF) à aborder en "adulte" la question de l'amnistie, revenue à l'avant-plan à la faveur de la prise en considération d'une proposition du Vlaams Belang dénoncée par les partis francophones.

A la suite de ces réactions, le ministre a tenu lundi à préciser son propos, son cabinet regrettant que le mot "oublier" ait pu "susciter de l'agitation à propos de l'opinion du ministre". "Il ne peut bien évidemment jamais être question de gommer ce chapitre douloureux de notre histoire et d'opter pour une lecture sélective et donc subjective du passé. Il ne peut donc être question de révisionnisme, de manque de respect aux victimes de la seconde guerre mondiale, de l'installation d'un climat politique malsain et antidémocratique en Flandre, comme certains l'avancent aujourd'hui", a ajouté M. De Clerck en réaction aux critiques entendues dimanche dans la bouche d'élus francophones.


Le MR dépose une proposition d'indemnisation des orphelins de résistants Le MR a annoncé lundi le dépôt de propositions de loi, à la Chambre, et au Sénat, respectivement par Daniel Bacquelaine et Christine Defraigne, en faveur de l'indemnisation des orphelins de guerre et enfants de prisonniers politiques. "Plutôt que de vouloir indemniser les collaborateurs, indemnisons enfin les orphelins de résistants", a indiqué le président du MR, Charles Michel dans un communiqué dénonçant "les tentatives révisionnistes choquantes de certains élus flamands". Le MR déposera, à la Chambre et au Sénat, des propositions de loi visant à "indemniser plus justement les orphelins de guerre privés de rente annuelle", "les vétérans d'après 1945 en leur octroyant une meilleure prise en charge des soins de santé" ainsi que "les anciens combattants, en leur garantissant une meilleure rente de guerre". Le Sénat a approuvé jeudi, via une majorité exclusivement composée d'élus flamands, la prise en considération d'une proposition relative à l'amnistie.