Un nombre maximum d’élèves par classe

Des classes surpeuplées , ce n’est bon ni pour les élèves (qui sont moins bien encadrés), ni pour les enseignants (qui ne bénéficient de conditions de travail idéales). Idéalement, il faudrait donc réduire le nombre d’élèves. Lors de la manifestation des profs à Liège, le 5 mai dernier, on a souvent entendu cette demande. Problème : le coût. Autre problème : la pénurie d’enseignants qui sévit dans certains secteurs.

Des classes surpeuplées , ce n’est bon ni pour les élèves (qui sont moins bien encadrés), ni pour les enseignants (qui ne bénéficient de conditions de travail idéales). Idéalement, il faudrait donc réduire le nombre d’élèves. Lors de la manifestation des profs à Liège, le 5 mai dernier, on a souvent entendu cette demande. Problème : le coût. Autre problème : la pénurie d’enseignants qui sévit dans certains secteurs.

A l’heure actuelle, des règles existent déjà en matière de taille de classes. Ainsi, pour le secondaire, c’est maximum 24 par classe au 1er degré (1re et 2e). Dans l’enseignement général, au 2e degré (3e et 4e), c’est maximum 27 élèves, en moyenne (sur une année, c’est-à-dire qu’on peut avoir une classe de 32 et une autre de 22 par exemple) et 16 en moyenne pour les labos. Et dans le 3e degré (5e et 6e), c’est maximum 30, en moyenne (16 en moyenne pour les labos).

Dans le technique, aux 2e et 3e degrés, c’est 27 en moyenne et, pour les cours de pratique professionnelle, 16 en moyenne.

Dans le professionnel, c’est 20 (16 pour la pratique) en moyenne au 2e degré et 24 (16) en moyenne au 3e degré.

Un des enjeux de la négociation à venir sera la suppression de la mention "en moyenne" pour les 2 e et 3 e degrés. Cette mention, les pouvoirs organisateurs, et particulièrement le Secrétariat général de l’enseignement catholique (Segec), relayé par le CDH, y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. Il leur facilite en effet l’organisation des écoles, en leur octroyant une certaine souplesse. Cela permet, par exemple, de maintenir des options peu suivies (en gonflant d’autres classes). En supprimant cette référence à une moyenne, les écoles perdront de nombreuses heures de cours, estime le Segec. Selon lui, il y a deux solutions à ce problème. Soit le gouvernement met de l’argent sur la table pour compenser le déficit de périodes de cours, soit on procède à des restructurations. Mais alors, on risque de devoir fermer certaines options, notamment dans l’enseignement qualifiant, qui forme pourtant à des métiers en pénurie. Dans l’accord de ce jeudi, il est prévu des moyens pour ces filières. Suffisants ? L. G.