Les Indignés ont sifflé la crise

Ils espéraient être 3 000 dans les rues de Bruxelles, samedi, pour la première manifestation "planétaire" des Indignés ; ils furent finalement plus du double. Entre 6 000 et 6 500 personnes se sont ainsi retrouvées pour crier publiquement leur indignation contre la manière.

An.H.
Les Indignés ont sifflé la crise
©photo news

Ils espéraient être 3 000 dans les rues de Bruxelles, samedi, pour la première manifestation "planétaire" des Indignés ; ils furent finalement plus du double. Entre 6 000 et 6 500 personnes se sont ainsi retrouvées pour crier publiquement leur indignation contre la manière dont les politiques et les institutions financières gèrent la crise économique et réclamer une nouvelle démocratie. Les Indignés, principalement des jeunes (jusqu’à 40 ans ) ont ainsi déambulé au cri de "We are the 99 percent" - en référence aux 99 % de la population qui paient les conséquences de la crise. De la gare du Nord au rond-point Schuman, à proximité des institutions européennes, en passant par la Bourse, les cris et coups de sifflet redoublaient devant chaque immeuble abritant une agence bancaire.

Le système financier, incarné par les banques, est en effet tenu pour responsable de la crise économique et financière qui sévit actuellement aux quatre coins de la planète. Le cortège des Indignés a atteint son point de dislocation, le parc du Cinquantenaire, sans incident notoire. Quelques vitres ont tout de même été brisées et quelques tagueurs ont dû être rappelés à l’ordre, mais il n’y a eu aucune arrestation, a précisé la police.

Rien de comparable donc avec les violences graves en marge de la manifestation des Indignés à Rome (lire ci-dessous) ou les dizaines de personnes interpellées samedi soir à Times Square à New York.

A Bruxelles, 500 Indignés ont campé la nuit de samedi à dimanche dans le parc du Cinquantenaire, sans aucun incident. Ils en avaient reçu l’autorisation préalable de la police après avoir dû évacuer les locaux d’une école de Koekelberg où ils avaient passé les derniers jours, sur ordre du bourgmestre Philippe Pivin. L’annonce de l’expulsion des occupants avait été placardé sur la porte d’entrée du bâtiment samedi matin. La situation hygiénique était déplorable dans le bâtiment à cause des toilettes bouchées et des fuites d’eau.