Scooters : 15 accidents par jour !

En cette fin d’année 2011, le trimestriel Via Secura , la revue spécialisée de l’Institut belge pour la sécurité routière, consacre son gros dossier aux accidents causés par les cyclomoteurs, chiffres interpellants à l’appui.

Nawal Bensalem (dh)
Scooters : 15 accidents par jour !
©reporters

En cette fin d’année 2011, le trimestriel Via Secura , la revue spécialisée de l’Institut belge pour la sécurité routière, consacre son gros dossier aux accidents causés par les cyclomoteurs, chiffres interpellants à l’appui. Des données dont la DH a pu se procurer copie en primeur.

Nous pouvons ainsi y lire que chaque jour pas moins de 15 cyclomotoristes sont victimes d’un accident de la route, ce qui est énorme ! Des chiffres d’autant plus préoccupants, souligne l’IBSR, que les victimes sont dans la majorité des cas des jeunes de 16 à 20 ans parmi lesquels on compte 81 % de garçons. Quasi la moitié des tués ou des grièvement blessés suite à un accident avec cyclo font partie de la catégorie de jeunes garçons. Pas étonnant non plus puisque les cyclos, appelés aussi scooters, représentent pour les ados leur principal moyen de locomotion motorisé.

Et si le nombre de ces accidents reste donc impressionnant (chiffres de 2009, derniers disponibles), l’IBSR signale tout de même qu’il a fortement diminué lorsqu’on le compare à 1999. Mais il est encore très important donc puisqu’un cyclo est impliqué dans un accident de la route sur dix au moins, estime encore l’IBSR, pour qui l’immatriculation obligatoire de ces deux- roues permettrait de réduire les accidents, notamment par le fait que les jeunes auraient beaucoup plus de mal à trafiquer leur scooter.

Comme vous le verrez ci-contre, gonfler illégalement la puissance d’un cyclo est un véritable jeu d’enfant auquel beaucoup d’ados s’adonnent hélas sans songer un instant au danger que ce débridage représente pour eux sur la route. “Immatriculer un cyclomoteur permettrait de pouvoir identifier son conducteur non seulement en cas de délit de fuite, mais également lors de contrôle vitesse dans le cadre de l’approche de la problématique des cyclomoteurs trafiqués et débridés. Échapper à un contrôle sera plus difficile une fois les cyclos immatriculés”, insiste le porte-parole de l’IBSR, Benoît Godart.

Citant la dernière étude de l’Inrets, l’institut national français de recherche sur les transports et leur sécurité, le porte-parole de l’IBSR indique également que les accidents de cyclo ont plus souvent lieu en septembre et octobre, qu’un accidenté sur 5 l’est entre 17 et 18 h, un sur six en est victime le vendredi. Mais aussi que, dans huit cas sur dix, l’accident d’un cyclo a lieu en agglomération, hors carrefour six fois sur dix et dans la majorité des cas lorsque le cyclo circule sans changer de direction.

“Signalons enfin, toujours selon cette étude, que, lors d’accident entre un cyclo et un automobiliste, dans plus d’un cas sur deux, l’automobiliste déclare ne pas avoir vu le deux-roues”, conclut Benoît Godart.