Pas de train d'ici le Nouvel-An, nouvelles grèves et actions en janvier

En l'absence d'éclaircissements rapides de la part du ministre des Pensions Vincent Van Quickenborne sur la réforme qu'il entend faire voter par le Parlement, les cheminots pourraient ne pas reprendre le travail avant le Nouvel An, a averti jeudi Dominique Dalne, secrétaire général de la CSC Transcom.

Pas de train d'ici le Nouvel-An, nouvelles grèves et actions en janvier
©Photonews
BELGA

En l'absence d'éclaircissements rapides de la part du ministre des Pensions Vincent Van Quickenborne sur la réforme qu'il entend faire voter par le Parlement, les cheminots pourraient ne pas reprendre le travail avant le Nouvel An, a averti jeudi Dominique Dalne, secrétaire général de la CSC Transcom.

Une rencontre doit avoir lieu jeudi à 14 heures entre le ministre et les responsables des syndicats. Ces derniers espèrent que Vincent Van Quickenborne leur détaillera sur quoi il est prêt à négocier alors qu'il a déjà fait savoir qu'il n'était plus question de toucher aux grandes lignes du plan de réforme des pensions. "Le personnel de la SNCB sera informé en fin d'après-midi de ce qu'il se sera dit au cours de cet entretien. En l'absence de volonté de rassurer de la part du ministre, il n'est pas certain que les cheminots accepteront de reprendre le travail", a poursuivi Dominique Dalne. "Et le risque, c'est qu'il n'y ait pas de trains jusqu'au Nouvel An", a-t-il ajouté en rappelant que l'ensemble des actions seront de toute façon couvertes.

Les cheminots hennuyers ont débrayé spontanément mardi, un mouvement qui s'est étendu le lendemain pour paralyser la quasi-totalité du rail wallon. Et ce jeudi, c'est l'ensemble du rail belge qui est touché par la grève, en ce compris les liaisons Thalys et Eurostar passant par la Belgique. Les syndicats donnent rendez-vous déjà en janvier "Si la loi est votée aujourd'hui et que les arrêtés royaux sont publiés, nous n'attendrons pas fin janvier pour des actions", a averti Erwin De Deyn, président du SETCa, jeudi à l'issue d'une action symbolique menée à Bruxelles par les syndicats contre les projets de réformes des pensions. Les syndicats ont été reçus par la ministre de l'Emploi Monica De Coninck (sp.a) et par le ministre des Pensions Vincent Van Quickenborne (Open Vld) mais ces rencontres n'ont, semble-t-il, donné "aucun résultat". "Le gouvernement est déterminé, mais nous le sommes aussi", a affirmé Erwin De Deyn.

La forme des actions syndicales qui pourraient être organisées n'a pas encore été précisée. "Nous nous concertons, mais nous n'attendrons sûrement pas le 30 janvier, jour de la grève générale", avertit le président du SETCa.

Lors de la rencontre avec les syndicats, le ministre des Pensions a laissé entendre que "l'accord de gouvernement doit être exécuté loyalement", a pour sa part expliqué le secrétaire fédéral de la FGTB, Eddy Van Lancker. "Nous en savons encore moins en sortant qu'avant d'entrer. C'est le brouillard", a-t-il encore déclaré devant les militants présents, à l'issue de l'entrevue.

Le ministre a également indiqué à la délégation syndicale qu'il y aurait des espaces de négociation dans le cadre de la rédaction des arrêtés royaux. Une promesse toutefois jugée insuffisante par les syndicats. "Un dialogue de sourds! ", a dénoncé la vice-présidente fédérale du SETCa, Myriam Delmée.

Selon elle, la concertation promise est "cosmétique" et ne portera que sur des points particuliers. "Ce n'est pas une vraie concertation. Il veut plus se donner bonne conscience qu'autre chose", a-t-elle déclaré.

Précédemment, une entrevue avec la ministre de l'Emploi n'avait rien donné non plus. Monica De Coninck a souligné, elle aussi, que l'accord de gouvernement devait être exécuté.

Sur le même sujet