Grève: retour à la normale sur le rail

Si la grève de 24 heures s'est terminée à 22h00 à la SNCB les perturbations et retards sont encore possibles. Les chauffeurs de la STIB ont également repris du service. A Charleroi, les TEC ne sont par contre pas sortis des dépôts.

Grève: retour à la normale sur le rail
©REPORTERS

Les conducteurs, accompagnateurs de train et le personnel de cabine ont repris le travail normalement vendredi matin après la grève de 24 heures qui a touché le rail jeudi, a indiqué vendredi matin Frédéric Sacré, porte-parole d'Infrabel, le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire. Des perturbations et retards sont cependant encore possibles. Onze trains ont dû être supprimés car le matériel n'avait pas pu être acheminé à temps vers son point de départ à cause du mouvement de grève.

Le trafic de la Stib a repris normalement vendredi matin

La circulation des trams, bus et métros de la Stib a repris normalement vendredi matin après la grève générale des services publics contre la réformes des pensions, a indiqué vendredi matin une des porte-parole de la Société des transports intercommunaux de Bruxelles. "Tous les conducteurs sont à la leur poste" et ont repris le travail, a-t-elle assuré.

Les TEC en Wallonie

A Charleroi, les TEC ne sont par contre pas tous sortis des dépôts: seuls des bus du dépôt de Jansson assurent une partie du service. Un chauffeur sur deux a repris le volant.

La grève de 24 heures du secteur public pour protester contre la réforme des pensions s'est achevée jeudi soir, à 22 heures.

Malgré les protestations de la population, la Chambre a voté vendredi matin, vers 5H30, le projet de loi portant dispositions diverses et comportant notamment cette réforme contestée.

Sur leur site internet, Thalys et Eurostar ont annoncé que le trafic sera normal ce vendredi 23 décembre 2011.

Les bus et trams de De Lijn roulent normalement vendredi matin

Les bus et trams de l'entreprise de transport public flamande De Lijn roulaient normalement vendredi matin, a indiqué le porte-parole.

Reprise du travail à la prison de Tournai

Après 24h de grève, les agents pénitentiaires de Tournai ont repris le travail vendredi matin. Aucune action de protestation n'est prévue en ce qui concerne la surpopulation et le manque d'effectifs.

La grève des gardiens de la prison de Tournai, entamée mercredi à 22h00, a pris fin vendredi à 06h00 du matin. Ce mouvement de grogne a été particulièrement bien suivi par les agents pénitentiaires.

Durant 24h, la surveillance des quelque 250 prisonniers, condamnés ou en détention préventive, a été assurée par la police de Tournai. Hormis un petit début d'incendie très vite circonscrit, aucun incident n'est à déplorer.

"En front commun, nous avons décidé de ne pas poursuivre ce mouvement de grève. L'année passée à pareille époque, nous avions fait grève durant 20 jours, sans avancée significative. On a perdu de l'argent. Actuellement, on pense à notre portefeuille. Nous avons mis au point un plan d'action(s) avec la direction tournaisienne.

Aujourd'hui, en cas de sous-effectif, c'est à la direction de déterminer s'il y a un manque de sécurité et d'appliquer les consignes. C'est à notre directrice de relayer le problème à la direction nationale. A titre d'exemple, vendredi dernier il y avait un manque de gardiens. Dès lors, c'est un service minimum sans préau qui a été appliqué. Actuellement, nous sommes 141 agents pour un cadre annoncé de 146 personnes", expliquait vendredi matin Grégory Wallez de la CGSP-prison.

Les syndicats rappellent que la norme de détenus est fixée à 187 à Tournai, avec un nombre tolérable de 220 prisonniers.

Les syndicats donnent quand même rendez-vous déjà en janvier "Nous continuerons à mettre la pression sur le groupe SNCB et les politiques. Nous avons un échéancier qui court jusqu'aù 30 janvier et nous attendons des réponses claires", a indiqué Michel Abdissi, secrétaire général CGSP-Cheminots.

Plus tôt dans la journée de ce jeudi, Erwin De Deyn, président du SETCa menaçait: "Si la loi est votée aujourd'hui et que les arrêtés royaux sont publiés, nous n'attendrons pas fin janvier pour des actions". Les syndicats ont été reçus par la ministre de l'Emploi Monica De Coninck (sp.a) et par le ministre des Pensions Vincent Van Quickenborne (Open Vld) mais ces rencontres n'ont, semble-t-il, donné "aucun résultat". "Le gouvernement est déterminé, mais nous le sommes aussi", a affirmé Erwin De Deyn.

La forme des actions syndicales qui pourraient être organisées n'a pas encore été précisée. "Nous nous concertons, mais nous n'attendrons sûrement pas le 30 janvier, jour de la grève générale", avertit le président du SETCa.

Lors de la rencontre avec les syndicats, le ministre des Pensions a laissé entendre que "l'accord de gouvernement doit être exécuté loyalement", a pour sa part expliqué le secrétaire fédéral de la FGTB, Eddy Van Lancker. "Nous en savons encore moins en sortant qu'avant d'entrer. C'est le brouillard", a-t-il encore déclaré devant les militants présents, à l'issue de l'entrevue.

Le ministre a également indiqué à la délégation syndicale qu'il y aurait des espaces de négociation dans le cadre de la rédaction des arrêtés royaux. Une promesse toutefois jugée insuffisante par les syndicats. "Un dialogue de sourds! ", a dénoncé la vice-présidente fédérale du SETCa, Myriam Delmée.

Selon elle, la concertation promise est "cosmétique" et ne portera que sur des points particuliers. "Ce n'est pas une vraie concertation. Il veut plus se donner bonne conscience qu'autre chose", a-t-elle déclaré.

Précédemment, une entrevue avec la ministre de l'Emploi n'avait rien donné non plus. Monica De Coninck a souligné, elle aussi, que l'accord de gouvernement devait être exécuté.(BELGA)

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