Un spécialiste classique de l’histoire des religions

Tout vient à point à qui sait attendre : l’aphorisme est de rigueur au Vatican, qui distingue à chaque consistoire quelques vieux serviteurs. Ce sera le cas le 18 février puisqu’à côté de 18 nouveaux électeurs, Benoît XVI mettra à l’honneur 4 "anciens" qui ont bien mérité de l’Eglise. Si le choix de Lucian Muresan, primat des Gréco-catholiques roumains, apparaît comme un bâton de maréchal pour son opposition au communisme, celui de Julien Ries relève de la mise à l’honneur d’un intellectuel, en tout cas d’un auteur très productif en matière d’Histoire des religions vue d’un point de vue catholique. Mgr Julien Ries - Benoît XVI l’a nommé prélat d’honneur en 2010 sans doute parce que comme lui, il envisage surtout le dialogue interreligieux sous la forme de l’échange d’informations plutôt que dans des démarches d’inculturation - est né en 1920 à Fouches, près d’Arlon. Prêtre du diocèse de Namur, ce qui l’amena à être vicaire à Martelange et doyen à Messancy, ce docteur en théologie et licencié en philologie et histoire orientales a enseigné l’histoire des religions à l’UCL de 1968 à 1991. Spécialiste de l’anthropologie religieuse qu’il envisage de manière comparative et apologétique, il s’est efforcé de redéfinir la place de "l’homo religiosus" dans la société contemporaine. Ses travaux d’histoire des religions lui ont valu de recevoir le prix Dumas-Millier en 1986 et le prix Furtado un an plus tard. Lors de la commission d’enquête parlementaire sur les mouvements sectaires, il s’était retrouvé sous les projecteurs comme défenseur de "Het Werk", une association catholique qui était dans son collimateur suite à une dénonciation de Rik Devillé. L’abbé Ries avait fermement réfuté les accusations de "secte catholique", parlant plutôt d’un "nouveau mouvement religieux" qui avait d’ailleurs le vent en poupe à Rome auprès de Jean-Paul II.

Christian Laporte

Portrait

Tout vient à point à qui sait attendre : l’aphorisme est de rigueur au Vatican, qui distingue à chaque consistoire quelques vieux serviteurs. Ce sera le cas le 18 février puisqu’à côté de 18 nouveaux électeurs, Benoît XVI mettra à l’honneur 4 "anciens" qui ont bien mérité de l’Eglise. Si le choix de Lucian Muresan, primat des Gréco-catholiques roumains, apparaît comme un bâton de maréchal pour son opposition au communisme, celui de Julien Ries relève de la mise à l’honneur d’un intellectuel, en tout cas d’un auteur très productif en matière d’Histoire des religions vue d’un point de vue catholique. Mgr Julien Ries - Benoît XVI l’a nommé prélat d’honneur en 2010 sans doute parce que comme lui, il envisage surtout le dialogue interreligieux sous la forme de l’échange d’informations plutôt que dans des démarches d’inculturation - est né en 1920 à Fouches, près d’Arlon. Prêtre du diocèse de Namur, ce qui l’amena à être vicaire à Martelange et doyen à Messancy, ce docteur en théologie et licencié en philologie et histoire orientales a enseigné l’histoire des religions à l’UCL de 1968 à 1991. Spécialiste de l’anthropologie religieuse qu’il envisage de manière comparative et apologétique, il s’est efforcé de redéfinir la place de "l’homo religiosus" dans la société contemporaine. Ses travaux d’histoire des religions lui ont valu de recevoir le prix Dumas-Millier en 1986 et le prix Furtado un an plus tard. Lors de la commission d’enquête parlementaire sur les mouvements sectaires, il s’était retrouvé sous les projecteurs comme défenseur de "Het Werk", une association catholique qui était dans son collimateur suite à une dénonciation de Rik Devillé. L’abbé Ries avait fermement réfuté les accusations de "secte catholique", parlant plutôt d’un "nouveau mouvement religieux" qui avait d’ailleurs le vent en poupe à Rome auprès de Jean-Paul II.