Quelque 230.000 Wallons travaillent hors de la région

Quelque 230.000 Wallons travaillent hors de la région, selon des chiffres donnés lundi par le ministre wallon en charge de l'Emploi André Antoine en commission du Parlement wallon.

Quelque 230.000 Wallons travaillent hors de la région
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Quelque 230.000 Wallons travaillent hors de la région, selon des chiffres donnés lundi par le ministre wallon en charge de l'Emploi André Antoine en commission du Parlement wallon et repris mardi par la Dernière Heure. Le ministre répondait à une question du député Richard Miller (MR).

"La mobilité entre les pays limitrophes est naturelle. Venir travailler en Belgique ou aller travailler en France, aux Pays-Bas, en Allemagne ou au Luxembourg n'est d'ailleurs pas quelque chose de récent", explique André Antoine.

"Ainsi, sur 230.000 Wallons qui travaillent hors de la région, près de 46.000 Wallons travaillent dans un pays limitrophe, dont 11% en France. Compte tenu, toutefois, de la convention fiscale franco-belge, l'intérêt pour les Belges d'aller travailler en France était devenu moindre, passant de 15.790 en 1975 à 5.310 en 2005", explique André Antoine.

Cette convention franco-belge de 1964 prévoyait que le droit d'imposer le travailleur transfrontalier revenait à l'État de résidence du frontalier et non à l'État d'emploi, ce qui constituait une exception au principe de la territorialité de l'imposition, souligne la Dernière Heure.

Ainsi, le système mis en place était donc défavorable aux résidents belges alors qu'il était avantageux pour les résidents français, alors imposés sur leurs revenus belges par la France, l'impôt sur le revenu étant moins élevé en France qu'en Belgique.

Cette situation va dorénavant changer puisqu'un avenant à la convention de 1964, qui revient sur le principe de l'imposition par l'État de résidence, a été signé par les deux pays.

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