Le trafic d'êtres humains sévit dans les gares bruxelloises

Une société de nettoyage de Woluwe-Saint-Etienne (Brabant flamand) emploie des victimes de trafic d'êtres humains pour nettoyer les gares bruxelloises.

BELGA
Le trafic d'êtres humains sévit dans les gares bruxelloises
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Une société de nettoyage de Woluwe-Saint-Etienne (Brabant flamand), Local Cleaning, emploie des victimes de trafic d'êtres humains pour nettoyer les gares bruxelloises, rapporte samedi Vacature.

La SNCB a connaissance de la situation mais dit ne rien pouvoir faire. Une des victimes a indiqué au quotidien qu'elle avait déboursé 4.000 euros pour être amenée en Belgique.

La Centrale générale de la FGTB est au courant de l'affaire. "Ils sont 14 ainsi répartis dans les sept gares de la capitale. Certains sont en séjour illégal ici et d'autres travaillent comme faux indépendants", explique Dominique Fervaille, de la Centrale générale.

La SNCB est également informée de la situation mais dit ne rien pouvoir faire. "Nous pouvons seulement faire interrompre le contrat quand les services fournis ne sont pas au point qualitativement. Nous déterminons certains critères de qualité à l'avance et en fonction de cela nous optons pour les prix les plus bas", explique une porte-parole de la SNCB.

La compagnie ferroviaire souhaite cependant tirer des leçons de cette histoire.

"Pour les prochains appels d'offre, nous établirons des conditions spécifiques. Nous ne voudrons par exemple plus que des entreprises recourent à la sous-traitance. Elles devront par contre bien respecter les conditions salariales."