La Belgique craint ses Jihadistes

L'un d'eux est l'époux de Malika El Aroud - la veuve de l'un des assassins du commandant afghan Ahmed Chah Massoud, tué dans un attentat suicide le 9 septembre 2001 dans le nord-est de l'Afghanistan à l'avant-veille des attentats de New York et Washington.

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La Belgique craint ses Jihadistes
©afp

La Sûreté de l'Etat estime à "quelques dizaines" le nombre de personnes résidant habituellement en Belgique et séjournant à l'occasion au Pakistan et/ou en Afghanistan, dans les zones où s'entraînent les candidats au jihad, a affirmé dimanche son administrateur-général, Alain Wynants.

Il s'agit que "quelques dizaines" de personnes en ce qui concerne la Belgique, a-t-il affirmé lors de l'émission Mise au point de la RTBF-télévision consacrée à l'islamisme radical après la mort mercredi à Toulouse d'un jeune jihadiste auteur de sept assassinats, Mohamed Merah, bien connu des services de police pour avoir effectué des voyages au Pakistan et en Afghanistan.

M. Wynants a précisé que l'un d'eux est l'époux de Malika El Aroud - la veuve de l'un des assassins du commandant afghan Ahmed Chah Massoud, tué dans un attentat suicide le 9 septembre 2001 dans le nord-est de l'Afghanistan à l'avant-veille des attentats de New York et Washington. "Il (Moez Garsallaoui) se trouve en zone" frontalière de l'Afghanistan et du Pakistan, a ajoute le "patron" de la Sûreté.

Moez Garsallaoui, Malika El Aroud et un troisième dirigeant présumé d'une filière de recrutement de jihadistes, Hicham Beyayo, ont été condamnés à des peines de prison pour avoir monté et dirigé une filière d'envoi de combattants vers le Waziristan, une région à la frontière pakistano-afghane. Malika El Aroud et son mari, jugé par contumance, recrutaient ces combattants via le site internet minbar-sos.com.

Le directeur du Centre européen de recherche, d'analyse et de conseils en matière stratégique (ESICS), Claude Moniquet, a pour sa part qualifié le chiffre de "quelques dizaines" de "crédible".