Didier Reynders : L'intégration à Bruxelles, un "énorme problème"

Didier Reynders s'est dit prêt à débattre de l'intégration, "véritable échec" à Bruxelles.

Didier Reynders : L'intégration à Bruxelles, un "énorme problème"
©Christophe Bortels
Belga

Le vice-premier ministre MR Didier Reynders, qui sera candidat aux communales à Uccle, a affiché sa disposition à débattre de l'intégration à Bruxelles, un sujet qui, selon lui, constitue un "énorme problème" dans certains endroits, notamment à Molenbeek, et dont les politiques ont mené à "un véritable échec". Il y a quelques semaines, Didier Reynders avait suscité la polémique en situant Molenbeek à l'étranger. Réinterrogé mercredi sur Bel RTL à ce propos, le chef de file libéral a répété qu'il n'avait pas à formuler d'excuses à cet égard, tout au plus "des regrets pour la manière dont certaines personnes ont pu être choquées parce qu'on a sorti mes propos de leur contexte".

Mais, a enchaîné Didier Reynders, si on veut un débat sur l'intégration à Molenbeek ou ailleurs, "c'est quand on veut car cela reste un énorme problème". Evoquant le "véritable échec d'une politique d'intégration dans un certain nombre d'endroits", le vice-premier ministre a notamment fait référence à "des ghettos qui se sont créés et qui se sont développés".


Gosuin: une pointe d'électoralisme faute de dépasser le constat En se limitant à des constats sans déterminer les causes et les solutions, le Vice-premier ministre fédéral MR Didier Reynders "flirte avec l'électoralisme", a affirmé mercredi le chef de file des FDF Didier Gosuin. Celui-ci a réitéré le propos qu'il tient depuis la publication en 2008 de son ouvrage "le défi social": Bruxelles ressemble actuellement à une "marmite sociale dont on tente de maintenir le couvercle en place en s'asseyant dessus". Pour Didier Gosuin, "le MR n'a pas évolué" depuis les propos que tenait en 2002 feu son président Daniel Ducarme. La vrai problème de la société bruxelloise "est celui de la déshérence qui frappe une partie de sa jeunesse confrontée à un taux élevé de chômage (35%, voire plus dans certains quartiers). C'est le fruit de l'échec d'un ensemble de politiques dans lequel le MR a aussi sa part de responsabilité", a commenté le chef du groupe FDF au parlement bruxellois. A ses yeux, le coeur du problème est celui de l'enseignement et de la formation. "L'école doit être au coeur des préoccupations", a-t-il encore dit.


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