Ducarme: il faut cesser de "considérer l'intégration comme un gros mot"

Le MR a émis plusieurs propositions dans ce domaine au cours des dernières années, mais celles-ci ont été soit rejetées, soit pas même écoutées, a affirmé mercredi le député Denis Ducarme.

Ducarme: il faut cesser de "considérer l'intégration comme un gros mot"
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Belga

Il faut cesser de "considérer l'intégration comme un gros mot". Le MR a émis plusieurs propositions dans ce domaine au cours des dernières années, mais celles-ci ont été soit rejetées, soit pas même écoutées, a affirmé mercredi le député Denis Ducarme. "Si le constat posé par Didier Reynders est le même que celui établi par Daniel Ducarme (ndlr: l'ex-président du MR et père du député), c'est que l'on n'a pas suffisamment avancé au cours des dix dernières années", a commenté le député MR via l'agence Belga, après les réactions de désapprobation des propos tenus mercredi matin par le Vice-premier ministre MR Didier Reynders, estimant que l'intégration demeurait "un énorme problème".

Selon Denis Ducarme, les détracteurs du MR disent que le Mouvement Réformateur ne fait pas de proposition. Ce n'est pas exact d'après lui: celles qu'il fait sont soit rejetées, soit pas écoutées.

Denis Ducarme a évoqué pêle-même la proposition déposée au parlement bruxellois pour créer un parcours intégration, ainsi que celles relatives à la neutralité de l'état et de l'enseignement. "Qui plus est, le débat ne se limite pas à Bruxelles. Il concerne aussi d'autres villes du pays", a-t-il ajouté.

Pour Denis Ducarme, le thème de l'intégration doit donner lieu à un "débat humaniste dans le respect de l'ensemble des composantes de la société mais en responsabilité".

Le MR soutient l'intégration par l'enseignement. Il souhaite investir plus dans les écoles à discrimination positive et travailler à l'intégration par le travail. Il estime qu'un primo-arrivant devrait apprendre la langue nationale et le corpus légal de base du pays d'accueil, a-t-il encore dit en substance.

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