Le cercle anti-israélien de l'ULB crée la polémique

Le président du CCOJB regrette l’admission d’un cercle anti-israélien à l’ULB. Le Dr Maurice Sosnowski ne cache pas sa colère et son désarroi face à la récente admission d’un cercle clairement anti-israélien à l’ULB (LLB des 26, 27 et 28 mai).

Christian Laporte
Le cercle anti-israélien de l'ULB crée la polémique
©Alexis Haulot

Le Dr Maurice Sosnowski ne cache pas sa colère et son désarroi face à la récente admission d’un cercle clairement anti-israélien à l’ULB (LLB des 26, 27 et 28 mai). "Je ne comprends pas l’attitude du conseil d’administration" s’exclame le président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique dans une réaction exclusive à "La Libre". "Cette décision met nettement en cause la crédibilité de l’université de Bruxelles qui est la seule alma mater d’Europe à avoir admis une présence de Boycott, désinvestissement, sanction [BDS] en ses murs. Même en Grande-Bretagne et en Irlande, aucune n’a franchi ce pas négatif. J’ajouterai que ce n’est pas vraiment un cercle mais une section locale d’un mouvement international. Sa création n’a rien de spontané et est purement politique. On est loin d’un lieu de débats ouvert et plutôt dans un environnement des plus obscurantistes."

Maurice Sosnowski déplore le changement d’attitude de l’université : "Il y a deux ans, BDS voulait un stand lors de l’accueil des étudiants mais le recteur Viviers l’a opportunément interdit à l’époque." Et d’ajouter qu’"en Belgique il n’y a pas (encore) de loi antiboycott, contrairement à la France où même Martine Aubry a nettement pris position contre le boycott".

Selon le président du CCOJB, qui connaît forcément les instances de l’ULB - il y enseigne - il eût sans doute convenu de confier l’examen de la question de l’admission de BDS à la commission d’éthique plutôt qu’aux seuls juristes. Quoi qu’il en soit, la question devrait rebondir dans les prochaines semaines puisqu’elle reviendra notamment devant les instances de la faculté de médecine de l’université libre-exaministe.

Et Maurice Sosnowki de demander une approche plutôt positive : "Peu de gens à l’ULB semblent savoir que 39 Nobel de tous bords et de toutes origines se sont clairement prononcés contre une initiative comme BDS. C’est que l’idée d’un boycott académique est la pire chose qui puisse se présenter dans une université qui se veut ouverte sur le monde. Cela tombe d’autant plus mal que Kris Peeters emmène les recteurs des universités flamandes dans quelques jours en Israël pour jeter les bases de nouvelles coopérations. Ce n’est pas vraiment le moment pour l’ULB de se distancer de ses homologues israéliennes "