Edito: aller simple pour Kaboul

L’Afghanistan est le pays qui engendre le plus grand nombre de demandeurs d’asile au monde. Il ne passe pas un jour où l’on ne soit interpellé sur l’extrême violence qui y règne et il est tout à fait normal que la communauté internationale se soucie de la sécurité de sa population.

Edito: aller simple pour Kaboul
©Johanna de Tessières

L’Afghanistan est le pays qui engendre le plus grand nombre de demandeurs d’asile au monde. Il ne passe pas un jour où l’on ne soit interpellé sur l’extrême violence qui y règne et il est tout à fait normal que la communauté internationale se soucie de la sécurité de sa population. Notre pays n’est pas en reste car l’armée belge participe à l’effort international. Jusque-là le consensus est général et ne souffre nulle contestation. Il est par contre plus délicat de trancher dans les demandes d’asile. On en a une belle illustration avec le départ forcé lundi à l’aube de Parwais Sanghari dont le destin personnel a ému l’opinion publique flamande. De fait, un refus d’asile et, a fortiori, une expulsion passent d’autant plus mal dans l’opinion lorsque le jeune homme (ou femme) a fait montre d’une volonté d’intégration à toute épreuve en ce compris dans l’apprentissage de la langue et par sa volonté de suivre nos us et nos coutumes. Une insertion réussie dans une communauté bien identifiée suscite aussi toujours beaucoup d’empathie mais jusqu’où peut aller la politique de l’accueil? Maggie De Block n’a dit avoir suivi ici que les avis du CGRA et de l’Office des Etrangers ainsi que les décisions judiciaires du Conseil du contentieux et la Cour européenne de Droits de l’Homme. Sévère mais juste? Elle n’avait pas d’autre choix mais il siérait sans doute de préciser davantage et plus clairement les règles du droit ou du refus d’asile. Sans émotion surdimensionnée mais surtout dans un réel souci de justice et avec beaucoup d’humanisme.