Michelle Martin libérée le 31 juillet?

Michelle Martin introduira ce mardi une 5è demande de libération conditionnelle auprès du Tribunal d'application des peines de Mons. La décision sera rendue le 31 juillet.

Michelle Martin libérée le 31 juillet?
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rédaction en ligne et Belga

Michelle Martin introduira ce mardi une 5è demande de libération conditionnelle auprès du Tribunal d'application des peines de Mons.

Condamnée en 2004 à 30 ans de réclusion par la cour d'assise de Mons, l'ex-compagne de Marc Dutroux présentera un projet dont on ne connait pas la teneur. Il devrait comprendre la volonté de Michelle Martin de s’amender, l'indemnisation des victimes et un projet de reclassement.

L'an dernier, elle avait présenté celui de vivre au sein d'une communauté religieuse en France. Le projet avait cependant été avorté suite au refus du ministre de la Justice de l'hexagone.

La décision du tribunal de l'application des peines (TAP) de Mons concernant la 5e demande de libération de Michelle Martin, plaidée ce mardi, sera connue le 31 juillet, a-t-on appris en début d'après-midi. Le contenu du plan de réinsertion déposé par la défense, sur lequel devra se baser le TAP pour statuer, n'a pas été dévoilé.

Au cours de l'audience, les parties civiles ont réclamé l'accès au contenu du dossier et le droit de pouvoir assister aux audiences. Leur requête a été rejetée par le tribunal.

Me Georges-Henri Beauthier, le conseil de Laetitia Delhez, de sa maman et de Jean-Denis Lejeune, a annoncé son intention d'introduire un pourvoi en cassation contre cette décision. Il estime que les droits des victimes sont bafoués.


Le parquet n'est pas opposé à une libération de Michelle Martin La position du parquet par rapport à la demande de libération de Michelle Martin n'a pas changé, selon le procureur général de Mons, Claude Michaux. "J'estime que, quoiqu'il ait fait, quand quelqu'un a passé autant d'années en prison, un congé pénitentiaire est une bonne manière d'assumer sa liberté." "Lorsque l'on est en prison, on n'a plus d'initiative", estime Claude Michaux. "On doit être préparé à une remise en liberté. C'est dans l'intérêt de tout le monde." Dans le cas de Michelle Martin, le problème est, selon le procureur général, que le parquet n'est doté que d'une partie du pouvoir. "Le parquet n'a pas de pouvoir pour ces congés pénitentiaires. Le législateur devrait trancher à ce sujet. Ou alors il faudrait revenir au système antérieur où l'exécutif décidait tout." Le tribunal d'application des peines de Mons s'est penché mardi sur la demande de libération de Michelle Martin, condamnée en 2004 pour association de malfaiteurs impliquée dans des enlèvements et séquestration d'enfant. La décision sera rendue le 31 juillet.


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