Michel Daerden a lutté en vain

L’ancien ministre fédéral des Pensions, Michel Daerden, est décédé, dimanche, à l’âge de 62 ans. C’est ce qu’a annoncé son fils Frédéric, qui se trouvait à son chevet, à l’hôpital de Fréjus, dans le sud de la France. "Papa nous a quittés. C’est inimaginable", a-t-il simplement déclaré.

L’ancien ministre fédéral des Pensions, Michel Daerden, est décédé, dimanche, à l’âge de 62 ans. C’est ce qu’a annoncé son fils Frédéric, qui se trouvait à son chevet, à l’hôpital de Fréjus, dans le sud de la France. "Papa nous a quittés. C’est inimaginable", a-t-il simplement déclaré.

Michel Daerden avait rejoint son lieu de villégiature, à Agay, tout près de Saint-Raphaël, le dimanche 22 juillet. Il avait loué une maison "qui avait une belle vue sur la mer".

L’ancien ministre PS des Pensions connaissait la région. Il avait possédé pendant de nombreuses années une villa à Saint-Raphaël, voisine de celle du Serésien Guy Mathot. Il avait cependant vendu sa maison il y a quatre ans, préférant passer à la location.

Le 21 juillet, il assistait aux Francofolies de Spa. Il avait dîné avec des amis à l’hôtel Radisson puis avait assisté au concert de Laurent Voulzy.

Le lendemain, il prenait la route de la Côte d’Azur, aux côtés de son fidèle chauffeur Jean-Paul, se réjouissant de passer ses vacances entouré de ses enfants, censés le rejoindre à tour de rôle jusqu’au 11 août. Très vite, sa fille Elena et une amie l’ont rejoint.

Le 25 juillet, Michel Daerden mangeait seul dans un restaurant, comme il aimait le faire, et s’est écroulé, victime d’un malaise cardiaque, rapidement suivi d’un second. Il a été emmené à l’hôpital de Fréjus où les médecins l’ont plongé dans un coma artificiel. Il n’en est jamais sorti.

Son frère, Jean-Louis, son ex-compagne, la maman d’Elena, se sont précipités à son chevet, suivis rapidement par ses deux aînés, Aurore et Frédéric.

A plusieurs reprises, les médecins ont tenté de le faire sortir du coma. Mais le patient s’est montré agité et les médecins ont préféré retarder les tentatives.

D’emblée, le corps médical s’est montré "réservé" sur l’état de santé de l’ancien ministre. "Il est comme quand il dort. Je ne le vois pas comme quelqu’un d’agonisant", avait expliqué Frédéric peu après son arrivée à son chevet.

L’état du patient est resté stable pendant plusieurs jours mais mardi, il s’est dégradé à la suite d’une infection pulmonaire, qui a provoqué de fortes fièvres contre lesquelles aucun antibiotique ne se révélait efficace.

Samedi, Michel Daerden était toujours fiévreux. Lors d’une réunion avec la famille, les médecins ont annoncé qu’ils ne procéderaient à aucune tentative de réveil avant que son état ne s’améliore.

Or, son cœur peinait à retrouver ses forces et ses organes vitaux semblaient atteints. Les médecins ont pratiqué une trachéotomie, acte souvent réalisé pour aider les patients dans de longs comas à mieux respirer.

"La situation nécessite la prudence. Nous attendons une évolution que nous espérons positive dans les prochains jours", avait expliqué son fils.

Dimanche, l’état du malade s’est dégradé. L’ancien ministre s’est éteint dans l’après-midi. Il était père de trois enfants et grand-père de deux adolescentes. Son père, Michel, âgé de 86 ans, est veuf et vit toujours à Ans, où l’émotion, dimanche, était particulièrement vive.

Ces dernières années, l’ancien bourgmestre d’Ans avait déjà connu plusieurs ennuis de santé. En janvier 2009, victime d’une pneumopathie, il avait été hospitalisé pendant sept jours au CHU de Liège.

Peu de temps auparavant, il avait passé des examens médicaux qui n’avaient rien révélé d’anormal. En août 2011, il avait subi une nouvelle série de tests médicaux.

En avril 2012, il avait de nouveau rejoint le CHU de Liège pour quelques jours à la suite d’une insuffisance respiratoire. J.-C. M. (avec Belga)