Pas d'intention délictueuse, tout au plus des imprudences, d'après Courtois

Au cœur de la tourmente, Alain courtois se défend d'avoir voulu tricher. Il évoque plutôt un trop plein d'enthousiasme.

Belga
Pas d'intention délictueuse, tout au plus des imprudences, d'après Courtois
©Olivier Pirard

Le sénateur libéral Alain Courtois a répété vendredi qu'il n'avait jamais eu d'intention délictueuse dans la gestion de l'asbl Irisport et que si imprudences il y a eu, celles-ci étaient liées à son souci d'efficacité.

Le dossier des subsides accordés par la Région bruxelloise à cette asbl dirigée par le sénateur MR est revenu vendredi au devant de l'actualité à la suite de la publication par Le Soir de l'avis de l'inspection régionale des Finances daté du 7 août dernier et transmis seulement jeudi aux membres du gouvernement Picqué.

Cet avis tend à confirmer l'existence d'une infraction à la loi sur l'organisation de marchés publics, voir d'un conflit d'intérêt dans ce dossier.

"J'ai toujours été un homme de projets, un homme qui cherche le résultat. Si des imprudences ont été commises dans l'enthousiasme du projet, c'est parce que j'ai avant tout voulu être efficace et il n'y avait aucune intention délictueuse", a tenu à répéter vendredi le sénateur, tête de liste MR au scrutin du 14 octobre prochain, à la Ville de Bruxelles.

"J'ai toujours transmis à l'administration des Finances les pièces nécessaires et ce, dans un souci de transparence et d'intégrité", a-t-il ajouté, disant s'interroger "sur ces attaques répétées à quelques semaines des élections communales".

Une copie pour les ministres bruxellois

Le document de l'Inspection bruxelloise des Finances transmis jeudi aux ministres bruxellois concernant le dossier de l'asbl Irisport dirigée jusqu'il y a peu par le sénateur Alain Courtois mentionne l'existence d'une copie à l'attention notamment des "membres du gouvernement bruxellois" et au secrétaire-général du ministère de la Région et à son adjoint, révèlent des copies en néerlandais de ce document obtenu par l'agence BELGA de deux sources proches du gouvernement bruxellois. Au sein de la classe politique bruxelloise jusqu'au sein du gouvernement régional, beaucoup s'interrogent sur les raisons pour lesquelles ce document daté du 7 août dernier n'a été transmis aux ministres que jeudi.

Un membre du gouvernement interrogé vendredi a précisé l'avoir reçu à 17h00. Le document de l'IF intitulé "note à Monsieur G. Vanhengel ministre de la Région bruxelloise en charge des Finances, du Budget", ... est daté du 7 août.

Long d'un peu plus de deux pages, il porte la mention "afschrift aan : De leden van de regering van het Brussels Hoofstedelijk Gewest, De heer secretaris-generaal en de Heer Adjunct secretaris-generaal van het Ministerie van het Brussels Hoofstedelijk Gewest ¿ (copie aux membres du gouvernement de la Région bruxelloise, au secrétaire-général et au secrétaire général-adjoint du Ministère de la Région bruxelloise, ndlr).

Cette mention est indiquée au bas de la première page, au milieu de la partie du courrier portant sur l'avis de l'IF proprement dit.

L'envoi des avis de l'Inspection bruxelloise des Finances est régi par un arrêté ministériel de 2006 "relatif au contrôle administratif et budgétaire".

Celui-ci prescrit notamment que "l'avis de l'Inspecteur des Finances est transmis en même temps et sans délai au ministre fonctionnellement compétent, au Ministre des Finances et au Ministre du Budget. Une copie de l'avis est fournie aux services du Gouvernement et à l'organisme administratif autonome de première catégorie concernés".