Courtois : le parquet s’en mêle

Alain Courtois est plus que jamais dans la tourmente. Lundi, "La DH", révélait l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre du sénateur et tête de liste MR pour les élections communales à la Ville de Bruxelles. Le porte-parole du parquet confirme, ajoute "La DH". Enfin, se diront d’aucuns. Car depuis la fin du mois de mai, où "La Libre" avait mis au jour un conflit d’intérêts complexe autour des activités de l’ASBL Irisport, fondée par Alain Courtois, les révélations se succèdent. Toujours dans le même sens. Rappel : l’association avait pour but (non lucratif) d’organiser une journée sportive annuelle. Pour ce faire, Irisport a obtenu le soutien de la Région bruxelloise. Depuis 2007, elle perçoit ainsi environ 200 000 euros par an.

M. Co.

Alain Courtois est plus que jamais dans la tourmente. Lundi, "La DH", révélait l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre du sénateur et tête de liste MR pour les élections communales à la Ville de Bruxelles. Le porte-parole du parquet confirme, ajoute "La DH". Enfin, se diront d’aucuns. Car depuis la fin du mois de mai, où "La Libre" avait mis au jour un conflit d’intérêts complexe autour des activités de l’ASBL Irisport, fondée par Alain Courtois, les révélations se succèdent. Toujours dans le même sens. Rappel : l’association avait pour but (non lucratif) d’organiser une journée sportive annuelle. Pour ce faire, Irisport a obtenu le soutien de la Région bruxelloise. Depuis 2007, elle perçoit ainsi environ 200 000 euros par an.

Le hic, c’est que parmi les prestataires de l’ASBL, on trouve E2M, la société privée d’Alain Courtois ainsi que Lielens, une agence de com’actionnaire de E2M et dont certains dirigeants siègent même au CA d’Irisport. Ces deux opérateurs privés ont trusté, en 2007, la moitié environ du subside régional. La Cour des Comptes, dans une première salve accablante, a même mis en lumière le fait que le sénateur, ainsi que son collaborateur au Sénat, ont touché de l’argent pour leur prestation pour Irisport. Cette année-là, Alain Courtois s’était payé quelque 9 300 euros via E2M avec les fonds publics de sa propre ASBL. En septembre, la Région bruxelloise confirmait l’absence coupable de marchés publics chez Irisport. Ce que l’Inspection régionale avait également couché dans un rapport du 7 août, étrangement soustrait au regard du gouvernement bruxellois par le ministre VLD Guy Vanhengel qui a octroyé la plupart des subsides à Irisport. Le dossier rebondira certainement. La Cour des Comptes ayant été sollicitée pour tous les subsides contestés.