1 500 condamnés sont en prison à la maison

Entre 1 400 et 1 500 condamnés se trouvent quotidiennement sous surveillance électronique en Belgique, selon les deux formes existantes qui ne concernent jusqu’ici que des personnes déjà jugées. En moyenne, l’équipe mobile (16 personnes) du Centre national de surveillance électronique (CNSE) place 450 à 460 nouveaux bracelets par mois. A partir de janvier 2013, la surveillance électronique touchera également certaines catégories de personnes placées en détention préventive (lire ci-contre).

Entre 1 400 et 1 500 condamnés se trouvent quotidiennement sous surveillance électronique en Belgique, selon les deux formes existantes qui ne concernent jusqu’ici que des personnes déjà jugées. En moyenne, l’équipe mobile (16 personnes) du Centre national de surveillance électronique (CNSE) place 450 à 460 nouveaux bracelets par mois. A partir de janvier 2013, la surveillance électronique touchera également certaines catégories de personnes placées en détention préventive (lire ci-contre).

Le bracelet électronique classique a été instauré dans le dispositif pénal en 1998 comme modalité d’exécution de la peine. Le bracelet est fixé à la cheville du détenu qui purge sa peine à domicile. Il est surveillé à distance par le CNSE, qui vérifie sa présence via un boîtier installé à la maison, auquel est relié le bracelet. Si le condamné n’est pas rentré du travail, de la formation, d’un rendez-vous médical ou des heures prévues de liberté selon un horaire déterminé, une alerte se déclenche au CNSE. Après vérification, si la personne ne se manifeste pas, elle est signalée comme évadée. Entre 1 200 et 1 300 détenus purgent leur peine de cette manière.

La technique de reconnaissance vocale. Il s’agit d’une version simplifiée et allégée de la surveillance électronique qui se fait via une ligne de téléphone sécurisée installée à domicile. Un système de reconnaissance vocale appelle automatiquement à la maison pour contrôler la présence du condamné en dehors des activités autorisées à l’extérieur. Comme dans le système classique, le condamné doit se tenir à un horaire fixe. Si la personne ne décroche pas, ou si sa voix n’est pas reconnue, une alarme se déclenche. Un contrôle est effectué par le monitoring qui, en cas de doute, signale l’absent à la police. Inauguré fin août, ce système s’applique à des condamnés à moins de huit mois qui, jusque-là, ne se voyaient tout simplement pas appliquer la sanction qui leur avait été infligée. "Quelque 200 personnes purgent leur peine suivant ce système", précise la ministre de la justice, Annemie Turtelboom. An. H.