Un outsider face à Olivier Maingain

Ce serait naïf de parler de suspens mais la candidature à la présidence du FDF, confirmée lundi par Emmanuel De Bock est sans doute de nature à épicer quelque peu la campagne interne qui s’annonce. Le député bruxellois, âgé de 36 ans, entend profiter de ce débat présidentiel pour incarner la jeunesse FDF face au leader sortant Olivier Maingain. La relève en somme. Il s’agit aussi pour lui d’offrir un peu de visibilité à son profil de poil à gratter, avancé tant en tant que député que conseiller communal à Uccle. Licencié en sciences politiques, Emmanuel De Bock assure d’abord qu’il n’aurait jamais été candidat si Bernard Clerfayt s’était lancé : "Je ne me présente pas contre Olivier Maingain, mais je veux montrer la vitalité de mon parti, dire aux jeunes qu’ils doivent prendre eux-mêmes leur place. Et je veux sortir le FDF de son image exclusivement communautaire. Nous avons une analyse très fine des enjeux socio-économiques, des enjeux urbains. Nous devons la mettre en avant alors que les conservatismes de gauche et de droite se positionnent pour rester en place." Sur le terrain institutionnel, Emmanuel De Bock plaide pour une réforme de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui, selon lui, devrait être présidée par les deux ministres-Présidents régionaux.

Mathieu Colleyn

Élections

Ce serait naïf de parler de suspens mais la candidature à la présidence du FDF, confirmée lundi par Emmanuel De Bock est sans doute de nature à épicer quelque peu la campagne interne qui s’annonce. Le député bruxellois, âgé de 36 ans, entend profiter de ce débat présidentiel pour incarner la jeunesse FDF face au leader sortant Olivier Maingain. La relève en somme. Il s’agit aussi pour lui d’offrir un peu de visibilité à son profil de poil à gratter, avancé tant en tant que député que conseiller communal à Uccle. Licencié en sciences politiques, Emmanuel De Bock assure d’abord qu’il n’aurait jamais été candidat si Bernard Clerfayt s’était lancé : "Je ne me présente pas contre Olivier Maingain, mais je veux montrer la vitalité de mon parti, dire aux jeunes qu’ils doivent prendre eux-mêmes leur place. Et je veux sortir le FDF de son image exclusivement communautaire. Nous avons une analyse très fine des enjeux socio-économiques, des enjeux urbains. Nous devons la mettre en avant alors que les conservatismes de gauche et de droite se positionnent pour rester en place." Sur le terrain institutionnel, Emmanuel De Bock plaide pour une réforme de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui, selon lui, devrait être présidée par les deux ministres-Présidents régionaux.

Voilà qui, quelque part, doit arranger le candidat Maingain. La campagne d’Emmanuel De Bock évitera au président sortant une élection sans réelle saveur démocratique. Verdict le 20 janvier.