Enquête sur les fuites de données à la SNCB

La commission de la protection de la vie privée a pris contact mercredi avec la SNCB au sujet de la fuite des données personnelles d’1,4 million d’utilisateurs. Une réunion est prévue ce vendredi. La commission souhaite faire la lumière sur les causes de la fuite, mais également connaître le mode de traitement des données privées par la SNCB.

F.C.

Vie privée La commission de la protection de la vie privée a pris contact mercredi avec la SNCB au sujet de la fuite des données personnelles d’1,4 million d’utilisateurs. Une réunion est prévue ce vendredi. La commission souhaite faire la lumière sur les causes de la fuite, mais également connaître le mode de traitement des données privées par la SNCB.

Rappel : il y a deux semaines, on apprenait qu’un document contenant les coordonnées privées de certains clients de la SNCB (ceux de la branche SNCB Europe) avait été accessible sur le site Internet de la société durant une partie de la journée. Or, ce lundi, un internaute a créé une adresse reprenant le nom des clients SNCB concernés par la publication des données privées, sans en dévoiler davantage (http://sncb.fredericjacobs.com).

Mais l’addition de ces deux évènements (la "bourde" de la SNCB et la création de l’adresse web reprenant le nom des clients concernés) a suffi à faire réagir les autorités compétentes. "Nous voulons savoir ce qu’il s’est passé, a confirmé à l’agence Belga Eva Wiertz, responsable communication de la commission de la protection de la vie privée. Nous souhaitons que cela ne se reproduise plus."

En effet, un danger existe : toutes ces données pourraient être exploitées par des entreprises privées pour faire du marketing direct, sans le consentement des personnes concernées. En tout cas, c’est ce que craint la commission. Les utilisateurs "inquiets" peuvent contacter la commission vie privée pour savoir s’ils sont concernés par cette fuite de données. Mais l’organe de médiation ne pourra cependant pas les aider à obtenir une compensation financière. "Nous n’infligeons pas de sanctions, a encore précisé Eva Wiertz. Nous poursuivons notre enquête pour déterminer s’il s’agit d’une violation de la vie privée."

Quant à la SNCB, elle a fait savoir hier que l’enquête interne sur la fuite n’a pas encore donné de résultat. "Nous procédons à une analyse technique et informatique avec une entreprise externe, précise Nathalie Pierard, porte-parole de la SNCB. Une réunion est prévue ce jeudi. Le traitement du dossier prend du temps, notamment à cause des vacances de fin d’année." A ce stade, la SNCB n’exclut aucune piste.

Par ailleurs, le ministre fédéral des Entreprises publiques, Paul Magnette (PS), a demandé à la SNCB, "dans les plus brefs délais", un rapport circonstancié sur les détails de la fuite.