Bruno Delvaux: "L’UCL n’est pas la seule à dénoncer cette réforme"

Hostile au projet Marcourt, le recteur de l’UCL se retrouve bien seul face à ses homologues francophones qui lui ont adressé une lettre ouverte. Réactions.

Bruno Delvaux: "L’UCL n’est pas la seule à dénoncer cette réforme"
©Christophe Bortels
Entretien réalisé par Alice Dive

Hostile au projet Marcourt, le recteur de l’UCL se retrouve bien seul face à ses homologues francophones qui lui ont adressé une lettre ouverte. Réactions.

A la lettre qui vous est adressée, votre réaction à chaud d’abord.

Comme vous, je l’ai découverte vendredi matin. Ecoutez, il n’y a absolument rien de neuf dans ce qui est écrit dans "La Quinzaine". Ce discours, il est connu depuis près de deux ans. Je ne vois pas en quoi il surprend ! A chaque rencontre, j’ai toujours exposé clairement la position de l’UCL. Et en tant que recteur d’université, j’estime qu’il est de mon devoir d’informer la communauté universitaire. D’autant plus qu’il s’agissait d’une demande formulée par cette dernière.

“Procès d’intention”, “mauvaise foi”, “désinformation”, les mots sont très forts...

Ce sont les vôtres, mais...

Pas du tout, ce sont ceux employés par les cinq recteurs.

Ce n’est pas du tout de la désinformation. Ce sont des analyses objectives émanant d’experts. Que cela mécontente certains, c’est possible. Qu’ils s’expriment à ce sujet, c’est leur droit le plus strict. Mais je demande quand même une réciprocité dans la courtoisie. C’est élémentaire.

Etes-vous surpris que l’UNamur fasse partie des signataires ?

Plus rien ne m’étonne. Mais c’est vrai que, concernant la proposition qui a été mise sur la table fin novembre, les notes de l’UNamur étaient extrêmement sévères à l’encontre du décret. Et pour nous, jusqu’à présent, c’est la seule proposition qui compte puisque c’est la seule qui nous a été transmise officiellement.

Seul contre tous désormais ?

Non. Je constate que certains syndicats ont une analyse tout à fait similaire à la nôtre. Je fais le même constat concernant la Fef, certaines hautes écoles et tout récemment l’Union wallonne des entreprises.

Qu’allez-vous faire à présent ?

Ne comptez pas sur moi pour entrer dans un débat polémique. Nous allons maintenir notre position d’ouverture. Pour ma part, j’ai invité le ministre Marcourt à venir expliquer son projet à l’UCL, j’attends toujours sa réponse...


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