Le décret Marcourt secoue l’Olivier

La réforme du paysage de l’enseignement supérieur concoctée par le ministre Jean-Claude Marcourt aura fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines. La négociation politique démarre ce jeudi.

Le décret Marcourt secoue l’Olivier
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Alice Dive

La réforme du paysage de l’enseignement supérieur concoctée en ce moment par le ministre Jean-Claude Marcourt (PS) aura fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines. En cause, notamment la récente sortie des cinq recteurs d’universités contre leur homologue louvaniste, Bruno Delvaux (UCL). Pour rappel, l’Université catholique de Louvain ainsi qu’une demi-douzaine de hautes écoles de l’enseignement libre, s’estimant lésées dans la négociation, s’opposent fermement au projet ministériel. Celui-ci sera à l’ordre du jour du gouvernement de la Communauté française ce jeudi. Mais il y a apparemment peu de chances que les partenaires de l’Olivier (PS, CDH, Ecolo) parviennent à un accord cette semaine, tant les divergences demeurent. Surtout sur l’aspect géographique du projet.

Le nouveau modèle s’organiserait ainsi en deux niveaux. D’une part, il y aurait une structure faîtière, l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (ARES). Elle rassemblerait l’ensemble de l’enseignement supérieur, améliorant ainsi la visibilité internationale de celui-ci et permettant de développer une forme de pilotage commun.

D’autre part, on s’orienterait vers cinq pôles académiques d’enseignement supérieur (PAES) regroupant les établissements d’enseignement supérieur basés dans une même zone géographique. Chacun des pôles serait organisé autour d’une université. Les cinq pôles seraient les suivants : Liège-Luxembourg, Namur, Brabant wallon, Hainaut et Bruxelles. La structure faîtière chapeauterait ainsi cinq pôles géographiques respectivement centrés sur l’ULB, l’UCL, l’ULg, l’UMons et l’université de Namur, et autour desquels graviteraient les hautes écoles, écoles supérieures des arts et établissements de promotion sociale.

Hormis les dispositions de son second volet relatif à l’organisation des études et au statut de l’étudiant, l’entrée en vigueur de la réforme est prévue pour le 1er septembre 2013. A condition que tous les membres de la majorité gouvernement accordent leurs violons.

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