Les vacances de carnaval causent des retards sur le rail

Parmi les trop nombreux facteurs pouvant causer des retards de trains, un phénomène reste méconnu : la circulation de personnes sur les voies ou, en tout cas, à proximité.

F.C.
Les vacances de carnaval causent des retards sur le rail
©Reporters

Parmi les trop nombreux facteurs pouvant causer des retards de trains (météo, vols de câbles, pannes, etc.), un phénomène reste méconnu : la circulation de personnes sur les voies ou, en tout cas, à proximité. Dans ces cas-là, il faut bien entendu vérifier que les inconscients ont évacué le réseau avant de pouvoir rétablir le trafic ferroviaire sur la ligne concernée.

Et, à ce sujet, les congés de carnaval 2013 sont un très mauvais cru. En effet, note Arnaud Reymann, porte-parole d’Infrabel, en quelques jours à peine, ce genre de faits a causé 600 minutes de retard sur le réseau belge. "Et il reste encore trois jours à intégrer dans les statistiques ! Il y a eu trois cas depuis le week-end dernier de personnes qui, en marchant le long des voies, ont provoqué du retard. Par exemple, à Bruxelles, au niveau du tunnel Schuman-Josaphat, 6 enfants ont été aperçus en train de jouer sur les voies ou à proximité immédiate !"

Les vacances sont les périodes où le phénomène est le plus important par la force des choses : les enfants, ayant du temps libre, se retrouvent plus facilement le long des voies, sans forcément percevoir les risques qu’ils encourent. Mais, à la base de ce type de retards, on trouve aussi des adultes qui promènent leur chien ou des curieux qui viennent tout simplement prendre des photos au plus près du trafic ferroviaire

Rouler à vue

Lorsqu’ils aperçoivent ces personnes, les conducteurs doivent alors appeler la centrale et doivent rouler à vue, c’est-à-dire nettement plus lentement que d’habitude.

Au niveau des statistiques globales, le phénomène est en augmentation notamment car les faits constatés sont signalés systématiquement grâce aux moyens modernes de communication. Ce type de retards est passé de 243 cas en 2011 à 727 l’an dernier. Cela pour un retard cumulé de 66 039 minutes contre 38 206 minutes l’année précédente.