Chichah privé de débat à l'ULB

Les autorités académiques de l'ULB refusent en effet d’accueillir le débat "De quoi la 'burqa pride' est-elle le nom?" prévu le 28 février prochain. L'université a envoyé une lettre au collectif Quart’X pour justifier son choix. Extraits.

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Chichah privé de débat à l'ULB
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Les autorités académiques de l'Université Libre de Bruxelles refusent d’accueillir le débat "De quoi la 'burqa pride' est-elle le nom?" prévu le 28 février prochain et qui devait faire intervenir Souhail Chichah. Cet ancien assistant de l'ULB est connu pour avoir perturbé un débat sur l’extrême droite accueillant la journaliste française Caroline Fourest. Cela lui avait valu son exclusion de l'Université qui aujourd'hui encore semble garder une mauvaise opinion de son ex-employé. L'ULB a ainsi envoyé une lettre au collectif Quart’X, organisateur de la réunion, pour justifier son choix, rapporte Sudpresse.

Réuni sur demande du recteur de l'ULB Didier Viviers, un groupe consultatif affirme en effet que "les conditions de sérénité du débat "ne sont pas atteintes" dénonçant notamment une tentative de manipulation par voie de presse de la part d'un des intervenants. "Un débat ne peut en être un que s’il y a des contradicteurs or dans ce cas-ci, ce n’est pas le cas" expliquent les autorités de l'université avant de rappeler que "l’ULB est en mesure de définir par elle-même les conditions pour la tenue d’un débat. Des cas de refus d’autorisation ont déjà eu lieu dans le passé."

Mais les arguments de l'ULB sont "un peu légers" estiment les membres du collectif Quart’X dont les propos sont rapportés par LeSoir.be. "L’absence de contradiction contre Caroline Fourest ou Philippe Val n’a jamais gêné Didier Viviers" remarquent-ils avant de mettre en doute la légitimité du groupe consultatif ayant pris la décision. Quoi qu'il en soit, les organisateurs ne renonceront pas si facilement et sont d'ores et déjà à la recherche d'un autre lieu pour organiser le débat.

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