Kim De Gelder veut prendre les commandes du procès

Kim De Gelder s’était montré déroutant ou arrogant lundi à l’ouverture de son procès. Il laissait entendre qu’il ne s’exprimerait pas sur ses motivations, renvoyant à la fin du procès ou à un prochain procès. Et hier, on a eu la confirmation qu’il n’aurait aucun égard pour les proches de ses victimes et qu’il n’entendrait pas s’inscrire dans un procès qui, comme toute session d’assises, entend lever les derniers coins du voile sur le déroulement des événements.

Déstabilisant

Kim De Gelder s’était montré déroutant ou arrogant lundi à l’ouverture de son procès. Il laissait entendre qu’il ne s’exprimerait pas sur ses motivations, renvoyant à la fin du procès ou à un prochain procès. Et hier, on a eu la confirmation qu’il n’aurait aucun égard pour les proches de ses victimes et qu’il n’entendrait pas s’inscrire dans un procès qui, comme toute session d’assises, entend lever les derniers coins du voile sur le déroulement des événements.

C’est son premier assassinat, commis le 16 janvier 2009, qui a été abordé hier. Déguisé en employé des eaux, il avait poignardé à mort une septuagénaire qui lui avait ouvert, en confiance, sa porte, une semaine avant la tuerie de la crèche. Kim De Gelder avait tué Elza Van Raemdonck de 17 coups de couteau. Ses proches voulaient savoir pourquoi on avait retrouvé la victime à tel endroit de sa chambre. "Par respect pour les parties civiles, je ne vais pas répondre", a réagi Kim De Gelder, ajoutant : "Je ne veux pas être trop intimidant." Le président de la cour a insisté mais l’accusé a tenu bon : "Je le dirai quand bon me semblera."

Impossible d’en savoir plus. Des photos de la scène de crime ont été montrées. Choquantes, évidemment. Kim De Gelder a semblé s’amuser de la projection des photos. Et il s’en est à nouveau pris à son avocat car, selon ses dires, il ne l’aurait pas informé qu’il pouvait poser des questions aux témoins appelés à la barre.

Dans l’après-midi, Kim De Gelder est allé plus loin après le témoignage d’une personne travaillant dans une maison de repos. Elle pensait reconnaître l’accusé dans la personne qui s’était introduite dans son établissement en novembre 2008 sous un prétexte fallacieux. Interrogé sur ce point, Kim De Gelder s’est énervé : "Demandez à mon avocat. J’en ai marre, de votre comportement. Mon avocat répondra pour moi, dorénavant", a-t-il lancé au président de la cour d’assises. Et il n’a plus parlé.

J. La. (avec Belga)