Au travail, De Gelder mentait à propos de sa vie

Kim De Gelder était un ouvrier "lent, très lent", mais qui compensait en ne prenant pas de pauses café, a raconté le chef d'entreprise qui l'avait engagé comme intérimaire.

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Au travail, De Gelder mentait à propos de sa vie
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Kim De Gelder était un ouvrier "lent, très lent", mais qui compensait en ne prenant pas de pauses café, a raconté le chef d'entreprise qui l'avait engagé comme intérimaire. L'accusé mentait à propos de tous les pans de sa vie, amoureuse et familiale notamment, sans que ses collègues et son patron soient arrivés à détecter ces mensonges. "C'est grave, hein? ", a lâché le patron.

"Nous déjeunions ensemble tous les quinze jours. Kim apportait ses tartines, sauf une fois où il est arrivé avec un brocoli préemballé", s'est souvenu un de ses collègues. "Nous parlions de tout et de rien, de sa copine qui habitait à Sint-Niklaas, du fait qu'il devait s'occuper de son frère et de sa soeur une fois rentré chez lui."

Kim De Gelder n'a en fait jamais eu de petite amie et ne vivait plus chez ses parents, avec qui il n'avait plus aucun contact. "C'était crédible? ", a demandé le président de la cour d'assises de Flandre orientale Koen Defoort au témoin. "Oui, tout à fait", a répondu le travailleur, selon qui il était impossible de voir que Kim De Gelder mentait.

Le patron de l'entreprise est allé dans le même sens. "C'est grave, hein? ", a-t-il lâché à Jef Vermassen, avocat de certaines parties civiles, qui s'assurait qu'il n'avait rien remarqué.

L'accusé était un ouvrier "lent, très lent", mais qui compensait en n'interrompant pas son travail pour papoter ou prendre un café. "Quand je lui disais d'aller plus vite, il prenait bien les remarques et en tenait compte, mais il finissait par revenir à son rythme." Kim De Gelder comptait par contre très bien.

Le patron a ressenti "de la déception et de la colère" quand il a appris que Kim De Gelder avait perpétré une tuerie à la crèche Fabeltjesland de Termonde. Il a évoqué la présence répétée de la presse et la peur rétrospective d'avoir engagé un tueur.

"Ce n'est pas le Kim que j'ai connu" qui a fait ça, a pour sa part pensé le collègue avait qui Kim De Gelder déjeunait.

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