Milquet veut ramener les jeunes combattants belges de Syrie

Vendredi dernier, la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet (CDH) a mis sur pied une "task force" concernant la problématique des jeunes Belges partis se battre en Syrie (plusieurs dizaines de personnes). Une première réunion est prévue ce lundi matin et devrait être suivie d’autres rendez-vous cette semaine. Ce groupe de travail réunit des représentants de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam), de la Sûreté de l’Etat, du parquet fédéral, du centre de crise, du Service général du renseignement et de la sécurité (armée) et de la police. Attention, la "task force" mise sur pied correspond surtout à l’officialisation de tout un travail qui était déjà en cours depuis plusieurs semaines mais dans un cadre moins formel.

F. C.

Confidentiel

Vendredi dernier, la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet (CDH) a mis sur pied une "task force" concernant la problématique des jeunes Belges partis se battre en Syrie (plusieurs dizaines de personnes). Une première réunion est prévue ce lundi matin et devrait être suivie d’autres rendez-vous cette semaine. Ce groupe de travail réunit des représentants de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam), de la Sûreté de l’Etat, du parquet fédéral, du centre de crise, du Service général du renseignement et de la sécurité (armée) et de la police. Attention, la "task force" mise sur pied correspond surtout à l’officialisation de tout un travail qui était déjà en cours depuis plusieurs semaines mais dans un cadre moins formel.

Quel est but de cette réflexion ? Il s’agit, selon la ministre, d’élaborer une stratégie pour empêcher qu’encore plus de jeunes gens ne partent se battre en Syrie, pour suivre la situation de près et pour voir comment faire pour rapatrier les jeunes qui sont partis.

En effet, les services de renseignement craignent notamment le retour en Belgique de ces jeunes partis combattre le régime de Bachar al Assad. Entraînés au maniement des armes, ces jeunes gens pourraient constituer une menace sur le territoire belge. C’est que leur engagement en Syrie n’est pas neutre idéologiquement : ils seraient liés à l’organisation islamique démantelée "Sharia4Belgium".

Selon les services de renseignement, ces jeunes ne combattent pas aux côtés de l’ASL (Armée syrienne libre) mais bien avec les islamistes radicaux et les rebelles salafistes. La majorité d’entre eux serait originaire d’Anvers, Vilvorde, Bruxelles et Malines.

Outre la communication entre les services représentés dans la "task force" en question, la démarche visant à endiguer les départs pour les combats en Syrie implique également les autorités locales, les familles des intéressés, etc., a précisé Joëlle Milquet. Certaines mesures ont d’ailleurs déjà été prises et d’autres seront finalisées prochainement.

Pas d’exaltation médiatique, SVP !

Des mesures déjà adoptées ? Lesquelles ? La ministre de l’Intérieur, contactée ce dimanche par "La Libre", joue la discrétion absolue dans ce dossier sensible et tient à éviter "une exaltation médiatique contre-productive". "On tient à peu communiquer vu la confidentialité. Mais les initiatives en question sont multiples et relèvent du renseignement, du pénal, de l’échange d’informations, du suivi communal, de la prévention, de l’accompagnement des familles, de la préparation des retours en Belgique, confie tout de même Joëlle Milquet. C’est surtout une question de coordination entre les Affaires étrangères, la police, la Sûreté, le parquet, la Justice, l’Intérieur. Il faut être pragmatique et répartir de manière claire les tâches et les initiatives communes. Je suis très activement le dossier depuis des mois et l’Ocam y assure un rôle actif depuis le début".

Sur le même sujet