Abdication ou pas, la N-VA bat le fer à chaud

Voilà ce qui s’appelle battre le fer tant qu’il est chaud : cette semaine, en séance plénière de la Chambre, le député N-VA Theo Francken, qui s’est spécialisé dans les questions parlementaires sur le coût de la monarchie, proposera non seulement la création d’une sous-commission parlementaire sur le rôle de la monarchie mais aussi de réduire "illico presto" le Roi à une fonction strictement protocolaire. En soi, ce n’est pas une surprise puisque le 10 juillet dernier, lors d’une matinée d’étude des séparatistes flamands à la Chambre sur la monarchie, le parlementaire avait déjà laissé entendre que son parti demanderait une telle réforme, en attendant, bien évidemment, à terme, de supprimer l’institution si la Flandre conquiert son indépendance.

Christian Laporte

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oilà ce qui s’appelle battre le fer tant qu’il est chaud : cette semaine, en séance plénière de la Chambre, le député N-VA Theo Francken, qui s’est spécialisé dans les questions parlementaires sur le coût de la monarchie, proposera non seulement la création d’une sous-commission parlementaire sur le rôle de la monarchie mais aussi de réduire "illico presto" le Roi à une fonction strictement protocolaire. En soi, ce n’est pas une surprise puisque le 10 juillet dernier, lors d’une matinée d’étude des séparatistes flamands à la Chambre sur la monarchie, le parlementaire avait déjà laissé entendre que son parti demanderait une telle réforme, en attendant, bien évidemment, à terme, de supprimer l’institution si la Flandre conquiert son indépendance.

C’est le retour de la rumeur sur une possible abdication prochaine du Roi qui a amené la N-VA à se positionner en force face aux autres partis flamands. Tant l’Open VLD que le SP.A se sont prononcés pour une réforme des pouvoirs royaux qui serait surtout appliquée à partir du prochain règne. La N-VA n’a pas cette patience-là et voudrait la précipiter afin qu’elle entre en application dès l’arrivée du roi Philippe Les débats sur le sujet ont au moins eu le mérite de montrer qu’une abdication ne s’improvise pas.

Qui plus est, avant de réformer les pouvoirs royaux, il s’impose aussi de vérifier si l’on suit bien tous les prescrits constitutionnels.

Pendant ce temps, certains commentateurs continuent pourtant à aller toujours plus loin. Ainsi, dans le dernier "Marianne", une brève fait parler Albert II en personne : "Ce serait trahir la confiance des Belges si je ne poursuivais sans un maximum de moyens physiques et intellectuels".

Pendant ce temps-là, le Palais dément encore et toujours un départ avancé

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