La monarchie stop ou encore ?

Monarchie et dotation ! Avec un tel sujet et une affiche, genre "Clasico" - Delpérée vs Uyttendaele -, on pouvait s’attendre à une joute animée au Cercle de Wallonie à Namur où le premier avait été appelé à présenter le second.

Christian Laporte
La monarchie stop ou encore ?
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Monarchie et dotation , (voire pesetas dans une première version) ! Avec un tel sujet et une affiche, genre "Clasico" - Delpérée vs Uyttendaele -, on pouvait s’attendre à une joute animée au Cercle de Wallonie à Namur où le premier avait été appelé à présenter le second. Inutile de préciser que le sénateur CDH n’usa pas de pommade face à son éternel frère ennemi aux idées républicaines bien ancrées, allant jusqu’à comparer sa venue à celle de Bart De Wever sur les hauteurs namuroises. La rencontre fut-elle pour autant inutile ? Non, car en ces temps où le nord du pays reparle de changer les pouvoirs du Roi, il n’était point inutile d’entendre Uyttendaele, les positions de Delpérée étant bien connues et mêmes contenues somme toute dans le travail du Sénat sur la question en 2009.

Marc Uyttendaele est revenu sur la fondation de la reine Fabiola et sur la question des dotations en émettant l’espoir que le législateur adoptera très vite la résolution du Sénat. Il s’est insurgé contre l’assertion selon laquelle les princes ne pourraient pas travailler et a surtout plaidé pour une plus grande transparence de la Liste civile tout comme le fait de manière récurrente la N-VA avec le député Théo Francken, recordman des interpellations sur la monarchie. Au passage, il a aussi souligné qu’"Albert II est le meilleur des rois que la Belgique ait jamais connus parce qu’il n’a pas voulu sortir de ses prérogatives" . Dans cette veine encore, Marc Uyttendaele a souligné "son rôle exemplaire pendant la crise de 2010-2011 dans un jeu de rôles savamment orchestré avec Elio Di Rupo" mais il a été nettement plus réservé sur la manière dont il avait confié une mission, bien trop courte de clarificateur, à Bart De Wever. Son argumentaire que l’on peut changer l’ordre de succession "pour éviter une catastrophe" fit froncer plus d’un sourcil. Même s’il évita évidemment de personnaliser son exemple. Reste que le mot "abdication" n’est pas tombé. Il est vrai qu’il y aura d’autres occasions dans les semaines à venir.

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