Le MR pointe "un édifice budgétaire qui se lézarde"

Le MR a vivement critiqué vendredi l'ajustement des budgets de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles conclu la veille par les partis de l'Olivier, y voyant "une couche de peinture sur un édifice qui se lézarde dangereusement".

BELGA
Le MR pointe "un édifice budgétaire qui se lézarde"

Le MR a vivement critiqué vendredi l'ajustement des budgets de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles conclu la veille par les partis de l'Olivier, y voyant "une couche de peinture sur un édifice qui se lézarde dangereusement". "Rien n'est fait pour réduire l'endettement wallon, qui a augmenté de 25% depuis le début de la législature", a souligné Willy Borsus, chef de groupe des libéraux au parlement wallon, rappelant des chiffres de l'Institut des comptes nationaux (ICN).

Le gouvernement a bouclé l'ajustement budgétaire par une série d'opérations de trésorerie et la mobilisation de réserves, ainsi qu'en ajustant les dépenses "au plus près" des rythmes de consommation de certains OIP et des administrations. "On vide les caisses, les réserves, les trésoreries, mais selon nos informations, avec les 250 millions d'euros d'engagements qui ont, fin 2012, été reportés sur 2013, la Région ne pourra plus honorer des commandes et des factures dès juillet-août dans de nombreux départements de son administration", a prédit M. Borsus.

Il juge discrédité un gouvernement qui se félicite des recommandations de l'ICN quand ce dernier l'autorise à intégrer certaines trésoreries (comme celles des écoles et universités) lorsque ça lui est bénéficiaire, mais qui s'indigne du même ICN s'il lui demande d'intégrer des dettes, comme c'est le cas pour la Sofico.

Quant au droit de tirage pour les communes, les sommes mises à disposition sont inférieures à ce que les autorités locales pouvaient escompter et à ce dont elles pouvaient disposer au préalable: "les budgets sont rabougris et pour 2013, le droit de tirage est même de zéro". Concernant les TEC, la trajectoire budgétaires qui a été approuvée jusqu'en 2017 n'apporte pas de réponse aux difficultés structurelles - notamment la suppression de lignes en milieu rural - et ne confère de visibilité que sur une situation "déjà détériorée", juge Willy Borsus.

Le MR réclame des réformes en profondeur, une rationalisation accrue des structures et des suppressions supplémentaires de dépenses "inutiles".