Des morceaux de choix sur l’engagement de Picqué pour la Région

L orsqu’on nous a annoncé la sortie d’un ouvrage rappelant l’action de Charles Picqué au service de Bruxelles et de sa région dont il a accompagné la naissance, l’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte depuis ses plus lointains débuts, c’est-à-dire depuis 1989, tel le chien de Pavlov mais de manière moins bêtement réactive que le canidé de laboratoire, nous nous mîmes à saliver

Christian Laporte

Florilège Éclairage

L

orsqu’on nous a annoncé la sortie d’un ouvrage rappelant l’action de Charles Picqué au service de Bruxelles et de sa région dont il a accompagné la naissance, l’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte depuis ses plus lointains débuts, c’est-à-dire depuis 1989, tel le chien de Pavlov mais de manière moins bêtement réactive que le canidé de laboratoire, nous nous mîmes à saliver

On pouvait s’attendre à une passionnante synthèse de l’histoire de la troisième région dont Charles Picqué fut non seulement le principal acteur politique - sauf de 1999 à 2004 où il fit un passage par le fédéral - mais aussi un analyste de rêve de par sa formation de sociologue qui maîtrise d’autant mieux l’environnement sociétal que les aléas de la vie l’immergèrent dans les principaux mondes de ce pays. Il passa en effet du collège St-Michel et de l’UCL au monde socialiste et laïque après un passage par la Fondation Roi Baudouin

Ce récit-là n’est cependant pas (encore) à l’ordre du jour, mais on espère bien que Charles Picqué s’y lancera un jour. Pour l’heure, ce sont la porte-parole du ministre, Sophie Goeminne, la Fédération bruxelloise du PS et sa section saint-gilloise qui se sont plongés dans les archives de Picqué et de la Région bruxelloise, à moins que ce ne soit l’inverse, pour proposer un regard original sur la troisième région. Et une sorte de "Best of" largement distribué auquel on pourra se référer lorsque (re) viendront sur la table certaines problématiques bruxelloises. Avec des collaborateurs proches du ministre-Président sortant, ils ont (re) tracé le portrait du Bruxelles que voulait et qu’a finalement pu réaliser son ministre-Président presque permanent à travers une série non exhaustive de ses déclarations à la presse mais aussi de ses discours.

Son fil rouge ? Une grande constance pour Bruxelles qui émerge des extraits d’interviews mais aussi de prises de paroles tous azimuts où il s’adressait aussi bien à ses camarades de la Fédération bruxelloise du PS qu’au roi Albert II. Autre ligne de conduite : Bruxelles ne peut et ne pourra jamais "être l’otage des hystéries communautaires". Avec toujours un brin d’humour comme le 1er mai 2010 où à la doctrine d’étranglement de Bruxelles du Pr Maddens (KU Leuven), il opposa "la tactique de la patelle, ce coquillage marin de forme conique qui a un pied ventral puissant s’attachant aux rochers, résistant à la tempête et qui sait rester au sec un long moment"