Alain Destexhe propose une nouvelle élection interne

Le député Alain Destexhe est proche de Didier Reynders et condamne les propos de Vincent De Wolf : "Il n’a pas respecté une tradition libérale qui est de se ranger derrière son président".

M. Co.

Le député Alain Destexhe est proche de Didier Reynders et condamne les propos de Vincent De Wolf : "Il n’a pas respecté une tradition libérale qui est de se ranger derrière son président".

Les propos de Vincent De Wolf ne sont pas légitimes ?

Cette sortie est déplacée et malsaine. C’est une attaque contre le président de la régionale du MR qu’est Didier Reynders. Je pense qu’on ne peut pas traîner ce problème jusqu’en mai 2014. Vincent est très prétentieux de se comparer à Didier Reynders. En démocratie, ce qui compte, ce sont les électeurs. De ce point de vue, nous sommes huit à avoir fait sur la liste régionale de 2009 un meilleur score que Vincent De Wolf. Il y a Bertieaux, Schepmans, De Decker, de Clippele, Brotchi, De Permentier, de Donnea et moi. Se positionner en disant "personne n’est plus légitime pour cette fonction que moi", c’est fort de café.

Il s’appuie sur un accord au plus haut niveau.

J’ai toujours dit qu’il fallait être le plus démocratique possible en interne. C’est ce qui fait la légitimité de Charles Michel : il a été élu par un vote où il y avait plusieurs candidats. Il a gagné. Par contre, je n’aime pas ce système de ticket qu’on a vu pour la régionale bruxelloise (le duo Reynders/De Wolf, NdlR). Les militants ne s’y sont pas trompés : pour l’élection de Charles Michel, il y a eu un taux de participation de 54 % alors qu’il était de 15 % pour les élections à la régionale. Avec le positionnement qu’a pris Vincent, on ne peut pas prétendre que rien ne s’est passé et refermer le couvercle. On ne peut pas aller aux élections avec deux candidats ministres-Présidents.

Que proposez-vous ?

De rendre la parole aux militants. On peut réorganiser une élection à la régionale. Que Vincent De Wolf se présente contre Didier Reynders. Il faut sortir par le haut. Et alors, c’est le président élu qui aura son mot à dire pour les têtes de liste. L’autre solution, c’est de faire un "poll" ; Charles Michel n’en a pas eu peur : on demande aux militants qui ils voient comme tête de liste pour les deux assemblées.