Le patron de La Droite est condamné

Une page supplémentaire vient d’être écrite sur les ennuis judiciaires d’Aldo-Michel Mungo, le leader du petit parti radical de droite, "La Droite". En effet, il a été condamné hier à Bruxelles dans le cadre d’une affaire de faillite.

Le patron de La Droite est condamné
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F.C.

Une page supplémentaire vient d’être écrite sur les ennuis judiciaires d’Aldo-Michel Mungo, le leader du petit parti radical de droite, "La Droite". En effet, il a été condamné hier à Bruxelles dans le cadre d’une affaire de faillite. La peine a été fixée à 14 mois de prison avec sursis dans un jugement particulièrement cinglant pour l’homme politique. Pour rappel, le substitut du procureur du Roi avait requis contre Aldo-Michel Mungo 16 mois de prison ("La Libre" du 20/04).

Dans quelle affaire ? Une société active dans l’édition, gérée par monsieur Mungo, avait fait faillite en 1992 et son curateur réclame à l’homme politique 1 million d’euros (suite à une action intentée contre lui, personnellement, et dite en "comblement de passif").

L’entreprise a mis à l’époque la clef sous le paillasson avec des dizaines de millions de francs belges de passif. Et, depuis tout ce temps, Aldo-Michel Mungo a omis de rembourser la curatelle. Selon le parquet, Aldo-Michel Mungo a organisé frauduleusement son insolvabilité. D’où la condamnation.

Quelle est la réaction du leader de "La Droite" à cette peine ? Il accuse, notamment, le système judiciaire de vouloir nuire à sa carrière d’homme public "Nonobstant le fait que le tribunal ait prononcé le sursis complet sur l’ensemble de la condamnation, y compris l’amende symbolique, j’ai donné instruction à mon avocat de déposer dans les plus brefs délais une requête d’appel dont je ne doute à aucun instant de l’issue : un acquittement complet. Ce jugement n’ayant manifestement comme seule justification que d’entraver mes engagements politiques connus", explique-t-il dans un communiqué.

Cette nouvelle affaire s’ajoute à d’autres ennuis judiciaires d’Aldo-Michel Mungo, un habitué des palais de justice En effet, il avait notamment été condamné à plusieurs mois de prison et à plusieurs années d’interdiction de toute activité au sein d’une société commerciale avant d’être récemment acquitté en appel.

L’intéressé avait connu également ces dernières années plusieurs procès pour des affaires économico-financières. Mais il a bénéficié notamment d’un non-lieu. Et aussi d’une suspension du prononcé encore dans une autre affaire qui remonte à 1989 : le tribunal a reconnu la culpabilité d’Aldo-Michel Mungo mais n’a pas prononcé sa condamnation formellement. Il s’agit d’"une faveur" que la Justice accorde assez régulièrement lors d’une première condamnation.

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