Mouvement suivi aux quatre coins de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Les syndicats de la fonction publique en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles ont mené une grève en front commun ce mercredi. Ils protestent contre l'instabilité due aux changements de mandataires gérant la fonction publique, ainsi que les économies et la politique des enveloppes budgétaires.

BELGA
Mouvement suivi aux quatre coins de la Fédération Wallonie-Bruxelles
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Les syndicats de la fonction publique en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles ont mené une grève en front commun ce mercredi. Ils protestent contre l'instabilité due aux changements de mandataires (trois en trois ans) gérant la fonction publique, ainsi que les économies et la politique des enveloppes budgétaires. Le mouvement a été suivi aux quatre coins de la Fédération Wallonie-Bruxelles. A Bruxelles, les syndicats ont établi plusieurs piquets de grève: devant le ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) -lequel a été levé vers 14h30- et devant les entrées de l'Administration générale de l'enseignement et de la recherche scientifique. Par ailleurs, toutes les entrées du ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont été bloquées et un piquet a été installé quelques heures devant le siège de l'ONE, chaussée de Charleroi.

Les syndicats réclament plus de dialogue social avec le gouvernement. "Les services opérationnels ne sont pas renforcés et on constate des dépenses somptuaires pour les cellules stratégiques", relève Didier Cornet, délégué permanent CSC pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. On remarque également l'engagement plus fréquent de consultants privés qui coûtent extrêmement cher". Outre le renforcement de l'emploi statutaire, les syndicats attendent la signature des conventions collectives. Ils ont ainsi demandé l'alignement de la prime de fin d'année sur le fédéral.

A Namur, des piquets de grève ont été installés un peu partout devant les bâtiments de la fonction publique. La grève a "super bien fonctionné", a indiqué Stéphane Jaumonet, permanent CGSP. Des piquets de grève ont également été installés au secrétariat général du Service public de Wallonie (SPW) à Jambes, de même qu'au bâtiment principal situé place de Wallonie et avenue Gouverneur Bovesse. "On ne navigue pas non plus aujourd'hui", a poursuivi Stéphane Jaumonet. Les écluses du pont des Grands Malades, de la Haute -Meuse, de La Plante, ou encore de Seilles (Andenne) sont restées fermées. Quelque 25.000 personnes sont employées dans les services concernés. Leurs demandes en termes de meilleure gouvernance, d'emplois statutaires et de relèvement de la prime de fin d'année reste sans réponse satisfaisante, estiment les syndicats.

A Charleroi, plusieurs dizaines de fonctionnaires ont dressé des piquets de grève devant les accès des sièges du Forem, de la Société wallonne du logement (SWL) et de la Société wallonne du crédit social (SWCS). Les revendications sont semblables à celles de leurs collègues des autres villes de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il y aurait eu un incident devant le siège de la SWCS. Olivier Deben, le vice-président du SLFP-AFRC, accuse la directrice Nathalie Ombelets d'avoir bousculé une déléguée syndicale et d'avoir menacé du personnel. L'intéressée dément néanmoins.

Le ministre de la Fonction publique en Wallonie et Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Marc Nollet prendra de nouveaux contacts avec les syndicats, a-t-il indiqué mercredi en plénière du parlement de la Fédération. Le ministre a fait valoir une stabilisation et une consolidation de l'emploi au ministère, où le nombre de fonctionnaires est passé de 4.555 à 4.821 de fin 2009 à fin 2012, et celui des statutaires de 2.007 à 2.221.