3,582 milliards + 524 millions = une louche de rigueur

Les chiffres étaient attendus, redoutés. Le Comité de monitoring, qui regroupe des hauts fonctionnaires du Budget, des Finances, de la Sécurité sociale, les ont transmis au ministre du Budget, Olivier Chastel (MR). Pour garder le cap budgétaire, le gouvernement devra identifier des mesures de l’ordre de 524 millions d’euros dans le budget 2013 s’il veut limiter le déficit à 2,7 %. Et pour l’année prochaine, l’effort nécessaire pour respecter le cap (2 % de déficit) est évalué à 3,582 milliards.

V.d.W.

Ceinture

Les chiffres étaient attendus, redoutés. Le Comité de monitoring, qui regroupe des hauts fonctionnaires du Budget, des Finances, de la Sécurité sociale, les ont transmis au ministre du Budget, Olivier Chastel (MR). Pour garder le cap budgétaire, le gouvernement devra identifier des mesures de l’ordre de 524 millions d’euros dans le budget 2013 s’il veut limiter le déficit à 2,7 %. Et pour l’année prochaine, l’effort nécessaire pour respecter le cap (2 % de déficit) est évalué à 3,582 milliards.

Ces chiffres ne constituent pas une surprise. Il y a peu, la Commission européenne, plutôt que d’infliger une amende à la Belgique pour cause de déficit excessif, avait mis la Belgique en demeure de lui fournir, avant le 21 septembre, une liste de mesures structurelles permettant à la Belgique de respecter sa trajectoire européenne. On évoquait à l’époque un effort de 0,25 % du PIB pour cette année et de 0,6 % l’an prochain (le Produit intérieur brut belge est de l’ordre de 380 milliards d’euros). Le Comité pousse le bouchon plus loin puisque le total des efforts dépasse les 4 milliards.

Mais il y a une nuance importante à apporter. En effet, le chiffre pour 2013 (524 milliards) correspond à l’effort que l’entité 1 (l’Etat fédéral) devra réaliser. Tandis que le monta de 3,582 milliards (effort à réaliser en 2014) doit encore être réparti entre l’Etat fédéral d’une part, les entités fédérées et les pouvoirs locaux d’autre part.

Dès lundi, le Premier, les vice-Premiers, les ministres du Budget et des Finances se lanceront tête baissée dans la correction du budget de l’année en cours et dans la préparation du budget 2014. Un exercice sous haute tension. Pour une raison de calendrier : on est moins d’un an des élections. Pour des raisons politiques. Le CD&V réclame une opération de baisse des charges pour les entreprises et une défiscalisation des heures supplémentaires. Les autres ne manqueront pas à déposer leurs idées. Et puis commencera le grand marchandage.