Flop total pour le dispositif d'éthylotest antidémarrage

Le vote de la loi avait fait grand bruit. C’était le 4 juin 2009. Le Parlement autorisait un juge à faire installer un alcolock dans les voitures des personnes condamnées pour conduite en état d’ébriété. Quatre ans plus tard, à peine huit condamnations ont été prononcées en ce sens…

Flop total pour le dispositif d'éthylotest antidémarrage
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La loi qui autorise un juge à faire installer un dispositif d'éthylotest antidémarrage dans les voitures de personnes condamnées pour conduire en état d'ivresse semble faire un flop. Quatre ans après le vote de la loi, à peine huit condamnations ont été prononcées et aucun de ces éthylotests antidémarrage n'a encore été effectivement installé, révèle jeudi La Dernière Heure sur base d'une question parlementaire. Il s'agit d'un système qui oblige le conducteur à souffler ans un ballon avant de prendre le volant. Si le test est positif, la voiture ne démarre pas.

La ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD), a répondu à une question parlementaire sur ce dispositif et indiqué qu'actuellement "il existerait huit jugements imposant un éthylotest antidémarrage", ajoutant qu"aucun éthylotest antidémarrage n'a toutefois encore été installé".

Les parquets doivent en effet envoyer l'avertissement au condamné qui doit installer ce système et ce dernier est tenu de prendre contact avec un centre de services agréé pour le faire installer. Il doit donc "jouer un rôle actif".

"En outre, il est possible que le condamné décide de ne pas rouler durant la période de validité limitée de son permis de conduire - à savoir limitée à la conduite de véhicules à moteur équipés d'un éthylotest antidémarrage - et, dans ce cas, il ne doit donc pas suivre de programme d'encadrement", poursuit la ministre.