RDC: l'accroissement des demandes d'asile inquiète la Belgique

Les demandes d'asile politique présentées par des ressortissants de République démocratique du Congo en Belgique ont atteint un chiffre record qui n'est pas justifié par la situation en RDC, a déclaré le directeur général de l'office belge des étrangers

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RDC: l'accroissement des demandes d'asile inquiète la Belgique
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Les demandes d'asile politique présentées par des ressortissants de République démocratique du Congo en Belgique ont atteint un chiffre record qui n'est pas justifié par la situation en RDC, a déclaré le directeur général de l'office belge des étrangers, Freddy Roosemont. "Ce sont des procédures abusives (...) la RDC n'est pas un pays en guerre", a affirmé jeudi soir M. Roosemont lors d'une conférence de presse dénonçant des mensonges circulant sur les avantages liés à ce type de demande.

"Il n'y a ni maison, ni travail, ni argent", a dit M. Roosemont.

Après un examen du dossier qui ne dure plus que six mois, les demandeurs reçoivent généralement l'ordre de quitter le territoire, a-t-il expliqué.

Selon lui, sur 1.400 demandes d'asile déposées par des ressortissants congolais en 2012, les réponses positives ont été "quasi nulles". Le responsable a précisé que 60.000 Congolais, originaires de RDC, vivent légalement en Belgique.

En 2012, selon M. Roosemont, 80 Congolais ont été expulsés de Belgique.

"Les gens veulent une meilleure vie, mais ce n'est pas prévu par la convention de Genève signée en 1951 à propos de l'asile politique qui prévoit une crainte individuelle ou une persécution par l'Etat", a-t-il dit.

En mai 2013 selon un document fourni par ses services, près d'un millier de ressortissants d'une vingtaine de pays ont demandé l'asile politique en Belgique, ceux de RDC étant les plus nombreux avec 106 demandes suivis par les Afghans.

Interpellé sur les difficultés d'obtention des visas, le responsable a expliqué que les règles se basaient sur le traité européen signé à Schengen et que l'administration était devenue plus méfiante devant l'abus de demandes abusives.

"Nous n'avons rien contre les regroupements familiaux, les études, les congrès ou le travail" a-t-il dit, expliquant qu'il était allé au Sénégal, en Guinée et s'apprêtait à aller au Kosovo afin de lutter contre cette inflation de demande non justifiées.