Reprise des négociations sur le budget

La négociation budgétaire ont repris ce dimanche. Di Rupo ne pourra donc pas se rendre à Zagreb, comme il l’avait prévu, pour les festivités liées à l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne.

Reprise des négociations sur le budget
©BELGA
S.Ta. et Belga

On aurait pu penser qu’ils iraient au finish, mais samedi matin sur le coup de 10 h 30, après une nuit de négociation, le comité ministériel restreint a quitté le palais d’Egmont sans accord sur l’ajustement budgétaire 2013 et sur le budget 2014, écrit ce dimanche La Dernière Heure. 

Deux opérations intimement liées puisqu’il s’agit, d’une part, de trouver plus de 500 millions pour l’ajustement 2013 et, d’autre part, plus de trois milliards pour le budget de l’année prochaine. Le gouvernement fédéral a décidé d’attaquer le morceau en envisageant des économies structurelles étalées sur la fin 2013 et sur 2014.

Le comité ministériel restreint avait débuté vendredi en fin d’après-midi, après le sommet européen.

La négociation budgétaire doit reprendre ce dimanche à 13 h 30. Di Rupo ne pourra donc pas se rendre à Zagreb, comme il l’avait prévu, pour les festivités liées à l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne.

Selon une source proche des négociations, les ministres ont bien avancé, aussi bien sur les 524 millions à trouver pour le contrôle 2013, auquel il est prévu d’ajouter un montant de sécurité de quelque 200 millions, que sur le budget de l’an prochain, pour lequel le comité de monitoring a requis un effort de 3,5 milliards.

Selon l’agence de presse Belga, l’une des pistes est la création d’un seuil minimum d’imposition pour les entreprises qui distribuent des dividendes mais ne paient pas d’impôt. Les petites et moyennes entreprises seraient exemptées et pourraient en outre bénéficier d’un renforcement des intérêts notionnels. Il est aussi question d’indexer les accises, notamment sur le diesel, dont le prix augmenterait de 0,01 euro par litre.


Touring: "L'augmentation des accises sur le diesel aura un effet pervers" 


L'augmentation des accises sur le diesel, qui figure sur la table des négociations sur le budget, "aura un effet pervers sur la consommation et l'économie", estime dimanche l'organisation de mobilité Touring dans un communiqué. 

Touring pense que les consommateurs épargneront sur d'autres dépenses pour payer leur diesel. "La plupart des gens ne peuvent pas se passer de leur voiture. En outre, de nombreux automobilistes ou chauffeurs routiers feront le plein dans les pays voisins." 

L'organisation de mobilité VAB estime que le gouvernement est "hypocrite". "Les autorités ont incité fiscalement et via des primes les consommateurs à opter pour le diesel, et maintenant que les utilisateurs ont considérablement augmenté, on augmenterait les accises." Les négociateurs envisagent une augmentation d'un cent par litre, soit 50 cents pour un plein.

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