Delphine Boël lance une nouvelle procédure en reconnaissance de paternité

Compte tenu du changement de statut d'Albert II, Delphine Boël a fait savoir qu'elle relancera une citation en reconnaissance de paternité.

V.vvy. et Belga
Delphine Boël lance une nouvelle procédure en reconnaissance de paternité
©BELGA

Une page s'est tournée dans l'histoire de la Belgique, dimanche dernier, lorsqu' Albert II a cédé la couronne à son fils Philippe. Et pour Delphine Boël, ce changement de monarque revêt une saveur encore plus particulière... qui pourrait bien servir ses intérêts. 

A la lumière de cette abdication, la fille biologique mais non légitime d'Albert II a fait savoir à la RTBF qu'elle lancera une nouvelle procédure judiciaire "visant à faire reconnaître officiellement sa filiation" avec l'ancien chef de l'Etat, tenant compte du récent changement de statut de ce dernier. La fille de Sybille de Sélys Longchamps demandera à nouveau que soient réalisés des tests ADN. "On recommence, mais uniquement envers la personne d'Albert et Jacques Boël", son père légal, a précisé son avocat.

Pour ce faire, il faudra qu'elle annule au préalable la procédure en reconnaissance de paternité en cours et... qui avait très peu de chance d'aboutir. Mais c'était sans compter sur le fait que le roi abdiquerait.

Ce que le 21 juillet a changé

Alors roi, Albert bénéficiait de l'inviolabilité, consacrée par l'article 88 de la Constitution. Celui-là lui garantissait que "sa personne physique ne (puisse) pas être traînée devant les tribunaux", analysait Francis Delperée sur les ondes de la RTBF. 

Mais voilà, depuis le 21 juillet dernier, la donne a changé. La Constitution ne couvre plus Albert II comme c'était le cas précédemment. "Si le roi cesse d’être roi, il ne bénéficie plus de l’article 88 et devient un citoyen comme les autres", précisait le constitutionnaliste. Ce que confirmait dans nos colonnes Me Marc Uyttendaele (ULB) indiquant que la demande aurait plus de chances d’aboutir en cas d’abdication d’Albert II... 

L'ex-souverain, s'il a reconnu à demi-mot l'existence de Delphine, ne l'a pas pour autant reconnue légalement.

Du côté des conseillers du roi Albert, si on "s'attendait à ce que les demandeurs changent leur procédure", on ne fait pas davantage de commentaires. "Pour l'instant, nous attendons car nous sommes défendeurs dans cette affaire", a ajouté un des avocats. Le Palais quant à lui ne souhaite pas réagir sur "une affaire en cours d'ordre privé".

Le 17 juin dernier, Delphine Boël avait cité à comparaître le roi Albert II, le prince Philippe et la princesse Astrid devant le tribunal de première instance de Bruxelles, souhaitant obtenir l'ADN de ces membres de la famille royale pour tenter de prouver son lien de filiation avec le roi Albert.

L'ouverture de la nouvelle procédure judiciaire pourrait être fixée le 3 septembre, lors de l'audience déjà prévue devant le tribunal de première instance de Bruxelles.

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