On a frôlé la catastrophe à la gare de Louvain

Le trafic avait été interrompu vendredi vers midi après qu'un paquet suspect eut été découvert dans un wagon. Au départ, on pensait que le paquet était inoffensif. En réalité, pas vraiment...

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On a frôlé la catastrophe à la gare de Louvain
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Une bombe artisanale a été découverte vendredi dans un wagon parqué près de la gare de Louvain, écrit De Morgen samedi. Le trafic a été interrompu vendredi vers midi après qu'un paquet suspect eut été découvert. Au départ, on pensait que le paquet était inoffensif.

Mais selon le commandant du service de déminage de l'armée (SEDEE), on a bien retrouvé une bombe, au premier abord un explosif improvisé" et "l'oeuvre de bricoleurs". "Techniquement parlant, tout avait été assemblé de manière artisanale", explique-t-il dans le journal. "Je ne pense pas qu'une si petite charge aurait pu souffler le wagon mais, si elle avait fonctionné, je n'aurais pas aimé être assis sur la banquette."

Selon De Morgen, la charge a été retrouvée par une équipe de nettoyage. Ils ont découvert sous un siège une petite boîte arborant une tête de mort. En soulevant le couvercle, ils ont vu une bombe, équipée de fils et d'une horloge. "Tous les éléments physiques étaient présents pour considérer le paquet comme suspect", souligne le commandant. L'engin a été neutralisé.

Une enquête approfondie devra déterminer dans quelle mesure la charge aurai pu faire des dégâts. La ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet parle d'une "bombe bricolée de façon très amateur", dont l'explosif serait constitué de quelques balles. Elle a rencontré les responsables de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM).

Le parquet de Louvain désigne un juge d'instruction

Le parquet de Louvain a désigné un juge d'instruction et demandé l'analyse du colis suspect qui a été découvert vendredi dans un wagon parqué près de la gare de Louvain. Le fabricant de la boîte ainsi que la nature de celle-ci et le danger potentiel qu'elle représentait ne sont pas encore connus, a précisé la porte-parole du parquet, Helene Tops.