De Wever verrait bien Kris Peeters à la tête d'un gouvernement fédéral socio-économique

Le nationaliste flamand a répété la nécessité selon lui d'un tournant confédéral et estimé que Kris Peeters lui aussi proposait un "confédéralisme positif". Mais pour le bourgmestre d'Anvers, il est déjà clair que les partis traditionnels ambitionnent un gouvernement Di Rupo II.

BELGA
De Wever verrait bien Kris Peeters à la tête d'un gouvernement fédéral socio-économique
©REPORTERS

Le président de la N-VA Bart De Wever verrait bien le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) prendre, après les élections de 2014, la tête d'un gouvernement fédéral axé sur le redressement socio-économique, a-t-il déclaré dans l'émission Terzake (Canvas, VRT).

M. De Wever réagissait ainsi aux propos de Kris Peeters qui n'a pas caché samedi qu'un nouveau mandat de cinq ans à la tête de l'exécutif flamand serait loin de lui déplaire. 

Bart De Wever soutiendrait "certainement" M. Peeters s'il souhaitait diriger un gouvernement de redressement socio-économique au niveau fédéral. Mais pour le bourgmestre d'Anvers, il est déjà clair que les partis traditionnels ambitionnent un gouvernement Di Rupo II. Il constate que le CD&V n'avance aucun candidat-Premier ministre, ce qui "ne s'est jamais vu depuis 1830". "Elio II est déjà mentalement prêt", a-t-il commenté. 

Le nationaliste flamand a répété la nécessité selon lui d'un tournant confédéral et estimé que Kris Peeters lui aussi proposait un "confédéralisme positif". Partant des sondages, il juge possible de former en Flandre, en une semaine de temps, un gouvernement avec le CD&V, "et là je pense que nous serions très forts au fédéral pour dire: maintenant nous allons faire quelque chose de sérieux". 

Un gouvernement fédéral sans le PS est selon Bart De Wever une possibilité, mais l'électeur doit d'abord s'exprimer, a-t-il ajouté.


De Wever, Anvers et les drogues douces: un "mix de répression, soins et préventions"

Le bourgmestre d'Anvers Bart De Wever a défendu lundi soir dans Terzake (Canvas, VRT) la nouvelle politique de la ville en matière de drogues douces, y voyant un "mix de répression, soins et prévention". 

L'instauration d'amendes - 75 euros pour un détenteur de cannabis - pour la consommation de drogues douces équivaut selon M. De Wever (N-VA) à une "manière forte" d'orienter les consommateurs problématiques vers le réseau d'aide et chasser d'Anvers les touristes de la drogue. "Ce serait nier l'évidence que de dire qu'il n'y a pas de problème de drogue à Anvers", a commenté le bourgmestre anversois. 

Il a réfuté l'objectif de s'en prendre par exemple au consommateur récréatif qui fume du cannabis chez lui, disant qu'il fallait intervenir là où cela provoque des "nuisances". De précédentes actions contre la drogue menées en ces endroits ciblés ont aussi permis de réduire d'autres formes de criminalité, a-t-il fait valoir. A ses yeux, la politique de tolérance est problématique parce qu'elle ne permet pas d'identifier davantage de gens. 

A l'inverse, les procès-verbaux ont pour but selon lui de ramener les consommateurs problématiques dans les statistiques et d'ainsi les orienter vers les services d'aide.

Sur le même sujet