Affrontemements à Houthalen: les agresseurs voulaient prendre l'arme de service de l'agent blessé

Les jeunes qui ont grièvement blessé un agent de police, vendredi, dans le quartier Meulenberg à Houthalen-Helchteren (Limbourg), ont ensuite essayé de lui prendre son arme de service, ressort-il du récit des faits relaté lundi par le chef de corps Jean-Paul Lucas.

Belga
Affrontemements à Houthalen: les agresseurs voulaient prendre l'arme de service de l'agent blessé
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Les jeunes qui ont grièvement blessé un agent de police, vendredi, dans le quartier Meulenberg à Houthalen-Helchteren (Limbourg), ont ensuite essayé de lui prendre son arme de service, ressort-il du récit des faits relaté lundi par le chef de corps Jean-Paul Lucas. Le bourgmestre Alain Yzermans a quant à lui voulu témoigner sa compassion à la famille et aux collègues du policier qui se trouve toujours dans le coma à l'hôpital. "Nous comprenons leur colère", a dit Alain Yzermans.

Le chef de corps Lucas a ensuite donné la description des faits de vendredi. "Munis de l'ordre d'exécuter un mandat d'arrêt, nous nous sommes rendus sur place avec deux véhicules. Nous nous sommes heurtés à une forte résistance de la part des proches de la personne à arrêter", a expliqué le commissaire.

"Nous sommes revenus bredouilles et avons demandé du renfort. Nous avons préparé très minutieusement avec 80 agents une deuxième tentative et nous sommes tout de suite retournés sur place", a-t-il poursuivi. "Nous avons pu en quelques minutes procéder à l'arrestation prévue. Mais les choses ont dérapé lors du retour lorsque nos véhicules ont été la cible de jets de pierre. La foule a encore tenté de prendre l'arme de notre collègue blessé. Ce n'est qu'après que le calme est revenu."

Bourgmestre Houthalen : "Nous ne nous laisserons pas faire" 

Après le récit des faits de vendredi à Houthalen relaté par le chef de corps, le bourgmestre Alain Yzermans a donné quelques éclaircissements supplémentaires. "Notre stratégie reste de donner un signal clair quant au fait que nous n'allons pas nous laisser faire. Nous devons être mieux armés afin de pouvoir nous défendre en cas d'agressions de ce type", a affirmé le bourgmestre. "Nous exigeons d'abord et surtout plus de respect pour la police. Si nous ne sommes plus en état de procéder à des arrestations, il y a quelque chose qui ne va plus dans notre société", a-t-il poursuivi.

"Nous avons insisté auprès des ministres Milquet et Turtelboom pour réanimer d'urgence les groupes de travail se penchant sur la question de prévoir des peines plus sévères pour les agresseurs des agents de police. Nous demandons plus de matériel de sécurité, tels des casques et des boucliers, afin de pouvoir faire des interventions dans les quartiers. La fusion des zones de police doit libérer plus de personnel pour ces tâches spécifiques."

Le bourgmestre aura encore plusieurs réunions ces prochains jours. "Nous en aurons aussi avec la population allochtone de Meulenberg. J'ai déjà demandé aux imams de lancer un appel à la sérénité. Si les choses se sont un peu calmées d'ici mercredi, nous poursuivrons le dialogue."

"Notre stratégie restera la même", a encore dit Alain Yzermans. "Nous ne nous laisserons pas faire et agirons de façon encore plus sévère contre ces quelques fauteurs de trouble". L'enquête dirigée vers ceux qui ont jeté des pierres est du ressort de la police fédérale.