La Belgique sollicitée par Washington pour démanteler les armes chimiques syriennes

Deux à quatre personnes pourraient donc être envoyées en Syrie pour faire un premier tri.

Ch.Ly.
La Belgique sollicitée par Washington pour démanteler les armes chimiques syriennes
©BELGA

Une délégation américaine de haut niveau est venue la semaine dernière en Belgique pour examiner si notre pays pouvait participer au démantèlement des armes chimiques syriennes, pour le compte de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), a appris « La Libre Belgique ». Washington, à l’origine de l’accord avec Damas, a aussi sollicité la France, la Norvège et l’Albanie, a indiqué un diplomate. “C'était une visite exploratoire et technique. La Défense va regarder ce qu’il est possible de faire”, a-t-il dit.

Au cabinet de Pieter De Crem, on précise que le dossier est en cours de négociation entre les ministères concernés et avec le Premier ministre. Deux problèmes se posent. Le premier est la disponibilité des démineurs. Ceux-ci sont déjà fort sollicités à l'étranger, notamment au Liban où ils déminent la « ligne bleue », et, en Belgique,où ils ne cessent de démanteler des obus des deux guerres mondiales. Le second problème est que l'expertise belge tient en grande partie aux capacités du centre de déminage de l 'armée belge de Poelkapelle. « Dans ce centre, les munitions entrent par un côté et ressortent en petits morceaux de l'autre. Il serait difficile de démanteler les armes chimiques syriennes ailleurs qu'à Poelkapelle. Et il n'est pas envisageable de tout déménager » dans un pays voisin de la Syrie, indique-t-on.

Il est donc possible que la Belgique, si elle participe à cette opération, envoie en Syrie une équipe de deux à quatre personnes pour faire le premier triage des armes chimiques et voir lesquelles sont chargées. Mais cela reste une hypothèse de travail.

Jeudi dernier, les journaux De Standaard et Het Nieuwsblad avaient indiqué que des dizaines de militaires, essentiellement du SeDEE, le service de déminage des engins explosifs, avaient mis en règle leurs documents de voyage dans l'hypothèse d'une mission en Syrie.