Drame de Fernelmont : l’avion s’était déjà écrasé en 2000

L’appareil qui s'est écrasé ce samedi, faisant 11 morts à Fernelmont avait déjà connu un crash à Moorsele, blessant le pilote et 10 parachutistes.

Drame de Fernelmont : l’avion s’était déjà écrasé en 2000
©D.R.
Raphaël Cayrol

L’avion, mis en service en novembre 1969, avait d’abord été possédé par Ciba-Pulatus jusqu’en 1984. L’appareil, qui opérait en Suisse, était spécialisé dans l’épandage.

À partir du 23 février 1984, l’appareil, désormais possédé par Zimex Aviation, a participé à des opérations de la Croix-Rouge, y compris en Angola, d’août 1985 à février 1989.

L’avion change encore de main et arrive en Belgique en février 1989 auprès du Paracentrum Oud-Turnhout.

Mais en 2000, l’avion s’écrase brutalement. D’après des données publiques, cet incident a eu le 12 mars 2000, à Moorsele. Ce dimanche, l’avion a chuté après avoir décollé alors qu’il volait à basse altitude, à 30 m du sol.

Toutes les personnes à bord, le pilote et les dix parachutistes, avaient été blessées. Heureusement, aucun mort n’avait été dénombré.

L’appareil, nommé alors OO-FWJ, avait été reconstruit et renommé HB-FFP en 2002.

En 2003, Pilatus Flugzugwerke vend l’avion réparé à Namur Air Promotion SA. L’appareil a opéré sans problème jusqu’à ce samedi. En tout, l’appareil av

ait totalisé plus de 11000 heures de vol.

Il n’y a pas de boîte noire sur ce type d’appareil comme sur les avions commerciaux. Afin de comprendre ce crash, les enquêteurs devront analyser les débris, interroger un maximum de témoins et analyser les registres de maintenance.

L’Agence européenne de la sécurité aérienne avait publié une "airworthiness directive" (AD) en 2007 demandant explicitement de contrôler l’aile pour des signes de corrosion, d’usure et de craquelures. Sans cela, l’avion n’était pas déclaré apte à voler. Restera à voir si cela avait bien été fait pour l’avion qui s’est écrasé samedi.

Il y a 9 ans , Julien Debouny (27 ans) avait réalisé un saut en parachute à Temploux en compagnie de son frère à bord du HB-FFP. Nous avons recueilli son témoignage : "Cette expérience date mais je me rappelle que l’avion était en piteux état : à l’intérieur, le mousse se décollait de la carlingue et le moteur faisait un bruit d’enfer. Bref, les conditions n’inspiraient pas confiance, même si au final tout s’était bien déroulé."


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