Gelbressée: d'autres avions Pilatus avaient déjà perdu une aile

D'autres avions Pilatus PC-6 avaient déjà perdu une aile en plein vol avant de s'écraser. Le Soir Magazine évoque dans son édition qui paraîtra mercredi un accident survenu en 1997 en France.

Gelbressée: d'autres avions Pilatus avaient déjà perdu une aile
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D'autres avions Pilatus PC-6 avaient déjà perdu une aile en plein vol avant de s'écraser. Le Soir Magazine évoque dans son édition qui paraîtra mercredi un accident survenu en 1997 en France. Un autre crash s'était produit en Espagne en 2008. Un avion Pilatus PC-6 avait déjà perdu une aile avant de se crasher lors d'un accident survenu le 1er novembre 1997 à Laon, en Picardie (France), explique Le Soir Magazine. Le pilote et huit parachutistes avaient alors perdu la vie. L'avion avait subitement piqué vers le sol, le heurtant presque à la verticale. L'appareil avait perdu une aile à quelques dizaines de mètres au dessus du sol. Selon les résultats de l'enquête française, l'aile avait été arrachée en raison de la chute vertigineuse de l'avion.

Un autre crash impliquant un Pilatus PC-6 ayant perdu une aile s'était produit près de Tolède, dans le centre de l'Espagne, le 31 mai 2008. Neuf des dix parachutistes avaient pu s'extraire de l'avion à temps, le pilote et le dixième parachutiste avaient eux trouvé la mort.

La perte de l'aile du Pilatus qui s'est écrasé samedi dans un champ de Gelbressée, à Namur, serait-elle à l'origine du crash? Un témoin visuel, Benoît Pierson, affirme que le moteur avait des ratés avant la chute de l'aile de l'appareil.

L'enquête ne prendre pas en compte ces autres cas

Les accidents évoqué par Le Soir Magazine n'ont aucune influence sur l'enquête menée actuellement par l'Air Accident Investigation Unit (AAIU). C'est seulement après l'enquête que des comparaisons pourront être établies avec ce qui c'était déjà passé auparavant dans d'autres pays avec des Pilatus, selon Luc Blendeman, chef opérateur de l'AAIU.

Il faut distinguer l'enquête réalisée par le parquet de Namur et celle menée par les autorités fédérales de la Mobilité, soit par l'AAIU, avec laquelle collabore l'Aviation Safety Directorate (ASD).

Quant à savoir si l'origine du crash se trouve dans la perte d'une aile ou est liée au moteur, l'AAIU précise qu'elle ne se base que sur des éléments concrets. Et ce, même si un voisin tout proche, témoin direct du drame, a entendu que le moteur avait des ratés avant qu'il y ait une explosion et que l'aile se détache. "On ne se base pas sur des éléments rapportés par des témoins mais sur des éléments tangibles. L'épave est un élément tangible. Toutes les pièces de l'avion sont analysées une par une. Nous sommes dans un phase de rassemblement de données", a précisé Luc Blendeman, ajoutant que c'est un processus extrêmement complexe.

Comme l'avion Pilatus est de construction suisse, des experts suisses arriveront prochainement sur place afin d'apporter leur expertise.


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