Pas de drones anti-vol de câbles en Belgique

Alors que la SNCF teste actuellement l'utilisation de drones pour détecter d'éventuels vols de câbles le long des rails de chemin de fer en France, la SNCB et Infrabel n'envisagent pour le moment pas de recourir à de tels appareils.

Belga
Pas de drones anti-vol de câbles en Belgique
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Alors que la SNCF et RFF (exploitant et gestionnaire du réseau ferroviaire français) testent actuellement l'utilisation de drones pour détecter d'éventuels vols de câbles le long des rails de chemin de fer en France, la SNCB et Infrabel n'envisagent pour le moment pas de recourir à de tels appareils, indiquent-ils jeudi. "Nous n'avons pas les mêmes problèmes qu'en France", explique Arnaud Reymann, porte-parole d'Infrabel. "Notre réseau est bien plus petit que celui de nos voisins, où les longues distances de voies ferrées en pleine campagne sont difficiles à surveiller. De plus, les actions que nous avons mises en place en collaboration avec la police portent leur fruit. Nous n'envisageons donc pas l'utilisation de drones actuellement, mais nous restons bien sûr en contact avec RFF et suivons leur expérience avec attention."

Face à une recrudescence des vols de câbles de cuivre, sans doute dûe à la valeur de plus en plus élevée accordée à ce métal sur le marché, le gouvernement fédéral, la SNCB et Infrabel avaient présenté au printemps dernier un plan national de lutte contre ces délits. Louis Maraite, porte-parole de la SNCB, et Arnaud Reymann jugent tous deux que les actions entreprises depuis ont été efficaces. En-dehors d'une nouvelle règlementation interdisant le rachat de cuivre avec du cash, les opérations "coup-de-poing" menées avec la police ont mené à plusieurs arrestations de malfrats. La police a en effet effectué plusieurs vols nocturnes à bord d'hélicoptères équipés de caméras infrarouge.

"Nous remarquons qu'à la suite d'une action de sensibilisation via un toutes-boîtes, les appels d'habitants au numéro vert pour signaler des comportements suspects le long des voies ont augmenté", ajoute Arnaud Reymann.

D'autres actions de survols en hélicoptère sont prévues à l'avenir, confie le porte-parole. Des actions jugées trop coûteuses par la SNCF, qui utilisait le même système avant de passer aux drones. "Mais là encore, la taille du territoire joue un grand rôle", explique Arnayd Reymann. "En une nuit, les policiers belges parviennent à couvrir la moitié du pays, et il s'agit également d'actions combinées, où ils interviennent si nécessaire pour d'autres incidents".

Le nombre de vols a entretemps baissé, passant de 828 au cours des 8 premiers mois de 2012 à 664 pour la même période en 2013. En 2012, le coût global des vols de câbles a atteint près de 8 millions d'euros, 985 trains ont été supprimés à cause de ces incidents, et 66.440 minutes de retard en ont découlé.