Wesphael: son épouse étouffée avec un sac plastique?

C'est en tout cas ce qu'affirme Het Laatste Nieuws qui revient sur les 5 heures d'auditions. Une reconstitution des faits aura lieu vendredi dans la chambre 602 de l'hôtel Mondo d'Ostende.

Wesphael: son épouse étouffée avec un sac plastique?
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Selon Het Laatste Nieuws (HLN), Véronique Pirotton, l'épouse de Bernard Wesphael, aurait été étouffée à l'aide d'un sac en plastique. Citant "des sources fiables", le quotidien flamand explique que la justice soupçonne Bernard Wesphael d'avoir assassiné son épouse de cette manière.

Il n'empêche, lors de ses cinq heures d'auditions mercredi, l'homme politique aurait maintenu qu'il était innocent. "Je n'ai pas tué ma femme", aurait-il affirmé aux enquêteurs. HLN écrit encore que Bernard Wesphael serait arrivé le mercredi soir à Ostende avec son épouse. Le lendemain, après une "bonne nuit", ils auraient pris ensemble leur petit déjeuner avant de faire une promenade sur la digue ostendaise. La soirée aurait été plus arrosée. L'autopsie a d'ailleurs montré que Véronique Pirotton avait "beaucoup" d'alcool dans son sang.

Une dispute aurait ensuite éclaté entre les époux, au terme de laquelle Bernard Wesphael serait allé se coucher. Quarante minutes plus tard, détaille HLN, il aurait trouvé sa femme sur le sol de la salle de bains avec un sac plastique sur la tête. Il aurait alors tenté, en vain, de la ranimer, avant de prévenir le réceptionniste de l'hôtel qui a appelé les secours.

Mardi, le tribunal de Bruges avait affirmé que les analyses toxicologiques effectuées sur le corps de Véronique Pirotton n'allaient pas dans le sens d'un suicide. Une reconstitution des faits aura lieu vendredi dans la chambre 602 de l'hôtel Mondo d'Ostende où la victime a été retrouvée. Véronique Pirotton sera enterrée ce samedi.

Les cauchemars de Véronique

Dans son édition de ce jeudi, Paris Match publie une enquête sur la tragédie conjugale du député Bernard Wesphael et apporte un éclairage particulier sur la personnalité de son épouse Véronique. Selon les descriptions de quelques membres de son entourage, celle-ci était une passionnée, une écorchée vive. Elle souffrait d'un mal être profond. "C'était une femme sensible qui avait un besoin permanent d'être rassurée", précise Betty Ludwig, une proche de Véronique Pirotton.

"J'ai échangé avec elle 70 sms depuis juillet. Simplement pour lui demander des nouvelles de son traitement, pour savoir si elle se sentait toujours aussi fatiguée. Véronique était habituée aux difficultés mais pas tellement aux conflits et ne pouvait pas prendre de la distance. Elle s'impliquait énormément sur le plan émotionnel. (…) Ils se sont mariés très vite et je pense qu'elle n’a pas mesuré l'implication de Bernard dans son mouvement de gauche. Lorsque Bernard a perdu la garde de son gamin, Véronique l'a pris comme une gifle personnelle, comme une atteinte à ses capacités. Elle se réfugiait dans les médicaments, anti-dépresseurs et traitements contre l'alcoolisme. Elle avait une tendance suicidaire, a lancé plusieurs appels au secours mais je suis persuadée qu'elle ne voulait pas mourir. Elle n'aurait pas abandonné son fils. Mais elle souhaitait qu'on s'occupe d'elle." 

Concernant les « cinq » tentatives de suicide, Betty Ludwig indique: "J'en connais deux: un accident de voiture, un excès de somnifères... Lors de l'accident de voiture, elle avait bu un verre et n'a pas su éviter un obstacle. Elle m’a dit elle-même par la suite : « Je ne l’ai pas évité parce que je ne voulais pas rentrer ». Fin septembre, elle avait pris des médicaments et a été transportée à l'hôpital. Elle a été hospitalisée et n'avait repris le boulot que peu avant le départ à Ostende. Elle voyait un médecin traitant et un psychologue mais elle n'avait plus vu ce dernier depuis un certain temps car elle n'avait plus de sous. Le traitement médicamenteux en soi était coûteux."

Paris Match publie également l’interview d’Acia, l’ex-épouse de Benard Wesphael qui a vécu plus de dix ans avec lui. "Cet homme est l’antithèse de la violence", affirme-t-elle. Et de plonger, elle aussi, dans le passé de l’individu : "Quand il était petit, Bernard a vu des situations qui, avec ses yeux d’enfants, l’ont effrayé. Certains voudront peut-être en faire un argument contre lui. Mais ils feront fausse route".


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