L’avocat de Wesphael dénonce "le parjure" des députés wallons

Après le Parlement wallon, c’est le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ou du moins sa commission des poursuites qui s’est saisie de la requête de Jean-Philippe Mayence, avocat de Bernard Wesphael, qui conteste l’arrestation de son client, couvert selon lui, par l’immunité parlementaire.

L’avocat de Wesphael dénonce "le parjure" des députés wallons
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Stéphane Tassin

Après le Parlement wallon, c’est le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ou du moins sa commission des poursuites qui s’est saisie de la requête de Jean-Philippe Mayence, avocat de Bernard Wesphael, qui conteste l’arrestation de son client, couvert selon lui, par l’immunité parlementaire.

Mercredi, le Parlement wallon avait voté contre la requête de l’avocat en estimant que les magistrats flamands entendus par la Commission avaient donné suffisamment d’éléments pour justifier le flagrant délit. On s’attend d’ailleurs à une décision similaire des parlementaires francophones.

Jean-Philippe Mayence était donc attendu, ce samedi matin. Précisons que certains commissaires comme Jean-Paul Wahl (MR) et Pierre Tachenion (PS) siégeaient déjà dans la commission wallonne. C’est entre autre pour cette raison que Jean-Philippe Mayence a décidé de ne finalement pas se présenter devant les commissaires mais pas seulement : "Ils m’ont d’abord téléphoné pour savoir si je souhaitais être entendu ou si je m’en tenais à ce que j’avais déjà dit. Je comptais en rester à ce que j’avais déjà dit. Ils m’ont rappelé pour me préciser qu’ils souhaitaient m’entendre samedi. Dans un premier temps, j’ai accepté. Par après, on m’a signalé qu’il était manifeste que certains parlementaires étaient allés à l’encontre de leur serment et qu’ils avaient révélé à la presse des éléments émanant des magistrats dont je n’ai même pas connaissance. J’ai donc décidé de ne pas me rendre à cette audition et ils n’ont pas le pouvoir de m’y forcer."

Dupriez s’en mêle

Et Jean-Philippe Mayence n’y va pas avec le dos de la cuillère en utilisant le mot de "parjure" à l’égard des députés qui auraient fuité. Il avance encore qu’il ne souhaite pas que des éléments qu’il serait amené à développer devant la commission se retrouvent à leur tour dans la presse. "Il a été dit qu’il existait huit indices qui permettent de lever toute zone d’ombre", conclut-il. Le président du Parlement wallon, Patrick Dupriez, a décidé de diligenter une enquête afin de savoir si des fuites ont bien eu lieu : "S’il devait se confirmer qu’un député a trahi le secret des travaux de cette commission, des éléments diffusés par la presse portant à croire qu’il y en a eu, ce serait inacceptable."

Me Mayence déplore aussi le fait que le rapport de la commission des poursuites se soit retrouvé officiellement sur le site du Parlement wallon : "Tout cela a une influence majeure sur ce qui sera décidé par la suite, surtout quand je lis le point de vue des députés en ce qui concerne le flagrant délit."

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