Réorganisation de la police: Milquet présente le plan d'optimalisation des services

Le plan d'optimalisation des services de police a été présenté jeudi par les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Joëlle Milquet et Annemie Turtelboom, à la suite de l'adoption du projet de loi sur cette réforme.

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Réorganisation de la police: Milquet présente le plan d'optimalisation des services
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Le plan d'optimalisation des services de police a été présenté jeudi par les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Joëlle Milquet et Annemie Turtelboom, à la suite de l'adoption du projet de loi sur cette réforme. Les objectifs sont de renforcer la capacité opérationnelle et la présence sur le terrain ainsi qu'une meilleure collaboration entre les polices fédérale et locale. La réforme prévoit entre autres une diminution des mandats. L'organigramme de la police fédérale a ainsi été simplifié, avec une diminution de 63% du nombre de mandats (31 au lieu des 84 actuels). Le projet de loi prévoit aussi une baisse du nombre de services de management, en faisant évoluer la direction générale management (DGS) vers une direction générale transversale "des ressources et de l'information", qui comportera quatre départements, au lieu des 12 actuels: un département Personnel, Logistique, ICT-Information et Finances.

Il était aussi nécessaire de recentrer les prestations policières "vers les tâches essentielles", a rappelé la ministre de l'Intérieur. Il s'agirait donc de transférer "31 tâches non-essentielles vers d'autres acteurs de sécurité", comme les entreprises de sécurité privée ou la police militaire de la Défense. Joëlle Milquet a soulevé l'exemple d'une grève des gardiens de prison, déclarant que "ce n'est pas aux agents de police d'assurer le service des repas et autres". Les détails de ces tâches seront affinés pour le mois de janvier, a-t-elle précisé.

Dans le but de s'aligner sur la réforme judiciaire, la réorganisation des services de police s'opérera également selon "la configuration territoriale des futures arrondissements judiciaires". Cela induit que le nombre de directeurs judiciaires (DirJud) et celui de directeurs coordinateurs administratifs (DirCo) passeront respectivement de 27 à 14 (incluant Hal-Vilvorde, Charleroi et Eupen) et de 27 à 13.

Un autre point concerne le renforcement de la collaboration entre la police fédérale et la police locale, en permettant notamment aux responsables des zones de police locale de conclure des "protocoles d'accord" avec le niveau central (DirCo et DirJud) concernant différentes matières.

Le "Plan d'optimalisation" veut encore améliorer la concertation entre la justice et la police, avec la mise en place d'une plate-forme de concertation baptisée "Justipol".

Ce projet de loi, qui permettra à terme de réinjecter des centaines de postes dans les services opérationnels et dans les arrondissements, comporte enfin un chapitre relatif à la gestion de l'information et des développements technologiques, dans le but de moderniser les équipements et les outils.

Au-delà de cette réorganisation de la police fédérale, des modifications seront également envisagées pour renforcer la police locale, ont ajouté la ministre et Jean-Marie Brabant, président de la Commission permanente de la police locale (CPPL). Cette commission a en effet été chargée, avec le conseil consultatif des bourgmestres de formuler plusieurs propositions, comme l'amélioration du processus du recrutement et de la formation ou le renforcement des effectifs sur le terrain.

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